jeudi 16 février 2012

Megaupload fermé parce qu'il préparait une offre légale dérangeante ?

Megaupload fermé parce qu'il préparait une offre légale dérangeante ?

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Megabox, l'offre qui dérangeait ?


Megaupload a-t-il été fermé parce qu'il préparait une offre légale qui dérangeait ? Tandis que Kim Dotcom - sulfureux fondateur du site de téléchargement - et ses associés dorment en prison depuis le 20 janvier, on a appris ces jours-ci que la société s'apprêtait à lancer Megabox, une plateforme légale de diffusion de musique directement concurrente d'iTunes. Tout était prêt. Le service était en test depuis plusieurs semaines auprès d'un million d'utilisateurs, selon ses responsables. Il devait être dirigé par le rappeur américain Swizz Beatz, mari d'Alicia Keys.

Le principe de Megabox : rémunérer directement les artistes à partir de la publicité et d'abonnements payants sans passer par les maisons de disques. Nous avons eu entre les maison la brochure qui devait être présenté au salon Mobile World Congress de Barcelone. Megabox devait être annoncé le 21 janvier mais l'intervention du FBI la veille du jour J  est venu tout chambouler. De là à penser que l'action judiciaire contre Megaupload aurait pu être initiée par des concurrents inquiets, il n'y a qu'un pas. Sur Internet, les interrogations vont bon train...


C'est curieux mais ça n'étonne pas grand monde... Les grands majors et industries audio-visuelles ont refusé ou n'ont pu s'adapter aux nouvelles technologies liées à internet, en grande partie parceque la solution de facilité pour "enfermer" le client au niveau culturel a été jusqu'à présent le support physique et l'industrie mécanique (lecteurs, enregistreurs, etc) : d'un côté les fabriquants bloquent volontairement les progrès techniques de leurs appareils et procèdent à une arnaque commerciale tolérée bien connue : au lieu de sortir les produits finis et fiables, on sort la version 1, puis la version 2, etc... alors que la version 6 aurait pu sortir quelques années plus tôt, mais on n'a pas fini à l'époque de sortir la version 5 du truc précédent, et il y a encore des stocks... de plus, on n'hésite pas à limiter les durées de vie des appareils grâce à des composants à durée de vie définie. Il suffit de chercher et d'assembler quelques données disponibles pour s'apercevoir que des techniques comme le Blue-Ray (et même les futurs supports) étaient déjà très au point au moins 5 ans avant leurs lancements officiels (en fait je suis même optimiste sur la durée je pense !).

Ces grands majors et industries ont tout fait pour freiner des deux pieds l'arrivée des nouvelles technologies et se sont mises en danger elles-mêmes, ainsi que leurs employés et artistes. Donc on appelle à l'aide les gouvernements, on menace les emplois et on fait en sorte, bien sûr, que les mêmes clients en question, ceux qui paient déjà deux taxes pour l'achat d'un seul appareil par exemple (TVA+redevances), qui achètent sans arrêt des supports physiques (cassettes puis cd, dvd, blue-ray...etc) qui sont périmés ou inutilisables de plus en plus vite, sauvent aussi ces mêmes pauvres majors... comme ces actionnaires milliardaires sont aussi de grands amis des pouvoirs en place (quel que soit le drapeau du parti au pouvoir d'ailleurs!), des lois protectrices de ces majors sont mises en place (Hadopi, etc...), avec le principal mensonge qu'il s'agit de protéger les droits d'auteurs et la création notamment. Alors qu'il est prouvé que malgré ces "protections" plus élaborées contre le téléchargement illégal, aucun pourcentages de rémunérations des auteurs n'a été augmenté... en fait les Majors s'en sortent mieux, et les auteurs beaucoup moins... YH

Le marché de la musique en convalescence

Les ventes de musique enregistrée (CD, téléchargements et droits) ne s'est contracté "que" de 3,9% l'an dernier en France. Le marché de l'abonnement et du streaming grimpe fortement, alors que les ventes de CD et DVD continuent de plonger.

C'est peut être la fin de la chute, mais pas encore la remontée. Les chiffres ont été rendus publics aujourd'hui par le SNEP, le Syndicat national de l'édition phonographique à l'occasion du MIDEM à Cannes.

Pour la première fois cette année, le chiffre du marché de la musique prend en compte les droits voisins, c'est çà dire ce que perçoivent les producteurs de la part des radios et des lieux sonorisés, comme les boites de nuit et les bars. La baisse du marché est donc de 3,9%, à 617 millions d'euros en 2011. Si les droits voisins n'avaient pas été pris en compte, la baisse aurait été de 5,6%.

Marché physique en baisse, numérique en hausse

Le marché physique (CD et DVD) seul a poursuivi son repli, avec une baisse de 11,5% ; le numérique (téléchargement et streaming) a, lui, de nouveau fortement progressé de 25,7%. Il représente maintenant 21 % de ventes.

Abonnement et streaming explosent

Au sein du marché numérique, le téléchargement a progressé de 18,4%. C'est toujours la plus importante source de revenus numériques, mais sa part est en baisse (51% contre 54% en 2010). La musique par abonnement explose : +89%, soit presqu'un quart du marché numérique. Les revenus du streaming financé par la publicité ont bondi de 50%.

En revanche, les revenus tirés de la téléphonie mobile, qui regroupent des produits en fin de vie comme les sonneries de téléphone, ont reculé de 17,4%. Dans les années 2000, ce marché était très rémunérateur pour l'industrie de la musique.


RAPPEL 11-09-2001 : La traque aux délits d'initiés terroristes s'amplifie

La Tribune - édition du 19/09/2001

Les autorités de marché mondiales prennent au sérieux les soupçons de spéculations à la baisse des terroristes. Si ces dernières travaillent en étroite collaboration, l'enquête risque néanmoins d'être laborieuse.
Branle-bas de combat chez les autorités de marché du monde entier ou presque. Les soupçons de spéculations sur les marchés financiers de la part de proches d'Oussama Ben Laden sont pris au sérieux de part et d'autre de l'Atlantique. Les grandes autorités de surveillance boursière mondiales ont d'ailleurs organisé lundi une téléconférence sous l'égide de l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) pour échanger leurs informations à ce sujet. Pour l'heure, il n'existe que des soupçons : il est aujourd'hui beaucoup trop tôt pour accuser qui que ce soit, indique-t-on à la COB. Une opinion partagée par Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque de France.

Dans le collimateur de la COB. En France, la COB s'intéresse de près aux mouvements qui ont affecté le cours de Bourse d'Axa. Une moyenne de plus de 7,6 millions de titres de l'assureur ont été échangés au cours des six séances précédant les attentats, soit près de 1,4 fois le volume moyen quotidien en 2001. Pour le groupe d'assurances, les mouvements du cours de l'action fin août début septembre s'apparentaient plus à la nervosité des marchés d'avant la publication des résultats le 13 septembre dernier. « Nous avons découvert lundi les rumeurs venant de la presse italienne », explique le porte-parole du groupe. De fait, l'assureur indique avoir contacté la COB afin de mener les enquêtes nécessaires pour savoir « si ces rumeurs avaient un quelconque fondement ». L'assureur a de plus demandé à Euronext de lui fournir la liste des intermédiaires financiers ayant effectué des transactions sur ses propres actions au cours des séances qui ont précédé le 11 septembre.

Mais d'autres compagnies d'assurances, tout comme les grandes valeurs de l'aéronautique et du tourisme, sont aussi dans le collimateur de la COB. Pour l'heure, celle-ci utilise sa procédure d'enquête interne. La police n'est donc pas encore entrée en jeu.

Anomalies. En Allemagne, l'autorité de marché examine d'éventuelles anomalies sur tous les segments de marché, mais les soupçons se portent sur les mouvements de l'action Munich Re, le premier réassureur allemand.

En Italie, la Consob a ouvert une enquête « préliminaire » pour vérifier si des opérations « anormales » sur certains titres ont eu lieu dans les jours qui ont précédé ou suivi les attentats aux Etats-Unis. Là encore, les titres des assurances et des sociétés aéronautiques sont notamment visés.

Un volume inhabituel. Aux Etats-Unis, à en croire l'agence Bloomberg, les coïncidences ne manquent pas. Les volumes enregistrés au cours des jours précédant les attentats sur les options de vente sur les actions de la banque Morgan Stanley, qui employait 3.500 salariés dans le World Trade Center, et celles de Merrill Lynch, autre banque dont les locaux étaient situés à coté des « Twin Towers », ont été de 12 à 25 fois supérieures au volume habituel. Pour American Airlines, dont deux avions ont été détournés, 1.535 puts (options de vente portant sur 100 actions chacune) ont été traités la veille même de l'attentat, en pariant que le cours de la compagnie tomberait avant le 20 octobre sous les 30 dollars. Enfin, au Japon aussi, les autorités s'interrogent sur une possible intervention des terroristes sur les marchés, notamment sur les dérivés à Osaka.

Une chose est certaine : le chemin sera long et compliqué pour remonter aux donneurs d'ordres initiaux. En effet, plusieurs intermédiaires peuvent se succéder avant que l'ordre parvienne à la société de Bourse ou la banque qui le concrétisera. Et, l'utilisation de sociétés implantées dans des paradis fiscaux est probable. Or, ceux-ci ne sont pas obligés de coopérer avec les autres autorités de marché.

Source :
http://www.latribune.fr


En fait, on n'en a plus entendu parler du tout... : les enquêtes internes ne seraient pas remontées vers des terroristes mais vers des banquiers et hommes d'affaires, politiques d'après les rumeurs...

Yves Herbo 01-2012

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