vendredi 4 septembre 2015

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 5

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002

 Part 5/5 - 2012 - up 08-2015

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Le point sur les EXPEDITIONS & ENQUETES

Tesla ?

Plus tard, certains compareront cette explosion avec un projet de Nikola Tesla, qui semblait receler lui aussi une puissante de destruction terrifiante. Que se passerait-il en effet si au lieu d'être répartie équitablement sur la planète, toute l'électricité était dirigée en un seul point du globe ? Selon les calculs de Tesla, l'émetteur pourrait fournir une puissance représentant 100 milliards de watts. Focalisée pendant une courte période sur une seule fréquence, cela reviendrait à produire une force de 10 000 000 000 000 000 joules ! Ce qui correspond à 10 mégatones de TNT... soit à peu près la puissance de l'explosion qui eut lieu à Toungouska. Ainsi tenait-il sans doute au bout de ses doigts une arme redoutable, aussi puissante que la bombe nucléaire, qui pouvait être dirigée vers n'importe quel point du globe.)

Les expéditions dans la Vallée de la Mort prévues pour la fin du XXème et le début du XXIème siècle ont été plusieurs fois ajournées à la suite de rapports selon lesquels les animaux de Sibérie fuyaient leurs habitats. Les chercheurs interprétaient l'exode de la faune comme une indication que les installations énergétiques du complexe étaient entrées dans une phase active.

Entre 1912 et 1914 l'ethnologue et géographe Russe Innokentiy Mikhaylovich qui travaillait pour la Puissance Soviétique dans le Grand Nord du pays ainsi que dans la région de la Tunguska entendit les premiers récits des Tungus à propos de cet événement.

Il n'y avait pas un habitant parmi les dix clans d'Illimpiya (Tunguska inférieure) qui n'avait pas entendu parlé de la façon dont le shaman Magankan avait puni les esprits qui refusaient de se soumettre à son Khargi (l'esprit malin qui l'habitait et lui donnait ses instructions).

Kulik

Avec les événements du début du siècle (purge politique, première guerre mondiale), la Russie ne semble pas capable d'enquêter avant 1921. Cette année-là Leonid Kulik est sélectionné par l'Académie des Sciences Soviétique pour déterminer ce qui s'est passé. Ce dernier commence à collecter les récits de témoins visuels de l'événement.

En mars 1927 Kulik franchit la voie ferrée du trans-siberien à Tayshet et se dirige vers le village de Vanavara. Il s'agit d'un vieux village, contrairement à Bratsk qui semble composé de trentenaires déplacés depuis la région de Moscou. Il recrute un guide nommé Il'ya Potapovich, dont le frère a ressenti les effets de l'explosion 19 ans avant, sa tente ayant été soufflée à 75 miles de l'épicentre.

A la mi-avril 1927, Kulik et son guide ont atteint la rivière Merkirta et ils peuvent observer les premiers signes de dévastation. Depuis la rivière de petits monticules peuvent être observés, complètement vidés de leurs arbres. Kulik monte sur une des plus hautes collines et voit sur au moins 12 miles devant lui les arbres abattus, tous dans la même direction. Le rude hiver l'empêche d'aller plus loin. Il écrit dans son journal des ruines aussi loin que l'oeil peut voir, que cela aurait-il été si c'était Saint Petersbourg ?

En juin 1927, Kulik revient et suit la ligne des arbres dévastés pour finalement atteindre ce qui va appeler le "chaudron". Là les arbres sont tombés de manière radiale vers l'extérieur. Il se trouve dans une légère dépression avec un diamètre irrégulier d'environ 1 mile. De là la forêt brûlée et abattue s'étend sur 20 miles derrière lui, et 37 miles dans un éventail face à lui. Familier du grand cratère d'Arizona, il cherche en vain le reste d'une méteorite. Il voit de nombreux petits trous plats, mais il ne sait à l'époque s'il s'agit d'une caractéristique naturelle de la région.

Kulik effectuera 3 autres expéditions (en 1928, 1929 et 1938/1939) avant sa mort comme prisonnier de guerre le 14 avril 1942, défendant son pays contre les allemands. Il ne trouvera jamais de trace d'impact ni de fragments. Quoi que soit il semble que cela ait explosé en l'air et disparu totalement.

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Kazantsev

En 1946, A. Kazantsev décrit dans une nouvelle de science-fiction que l'affaire de Tunguska en 1908 serait due à l'explosion d'un vaisseau "martien" propulsé par énergie nucléaire. Une idée qui sera aussi défendue par Matest Agrest.

Nucléaire

En 1961 En URSS, une communication de l'Académie des Sciences indique que le désastre de la Tunguska en 1908 présentait tous les caractères d'une explosion nucléaire.

Vasiliev

A partir de 1963 le dirigeant de l’Académie des Sciences russe Nikolai Vasiliev coordonna quelque 29 expéditions scientifiques dans la région de Tunguska. Ce n’est qu’en 1989 que les scientifiques étrangers furent officiellement invités à se joindre aux expéditions russes. Le professeur Roy A. Gallant fut le premier scientifique américain à se joindre à ces expéditions. Il sera rejoint par des chercheurs Russes, Allemands, Japonais, Anglais et Italiens.

Zolotov (1969)

Effectivement le scientifique russe Alexei Zolotov a déclaré avoir trouvé de la radioactivité sur le site de l'"impact". Ce professeur de physique a organisé avec son école diverses expéditions sur le site de Tunguska et a effectué une série d'annonces de "radioactivité anormale". Cependant d'autres expeditions ne trouvèrent pas de radiation anormale en dehors des traces de retombées des essais de bombe H des soviétiques.

Les différents sites associés à l'explosion

Après une enquête de 17 ans, Zolotov expose donc la théorie de l'explosion nucléaire en supposant qu'elle ait été causée par la visite d'un appareil extraterrestre. D'après lui, un appareil contrôlé par des êtres d'autres mondes pourrait avoir provoqué l'explosion de 1908. Il imagine un appareil propulsé par nucléaire explosant accidentellement en raison d'une défaillance technique. Zolotov admet aussi les problèmes de cette théorie, réalisant que des dispositifs de sécurités permettraient sans doute de prévenir de telles mésaventures, et observation que la zone réelle de destruction est une démonstration incroyable d'une précision et d'un humanitarisme précis.

Le 3 décembre 1994, Alexandre Rempel, chercheur de Vladivostock qui a enquêté sur l'affaire de la Tunguska, les ovnis et les divers cultes proliférant en Russie, disparaît. Nul se sait ce que sont devenus ses archives et tous ses dossiers.

Dans les années 90 un groupe de chercheurs rassemblés autour de Nikolai Vasiliev, ont tenté de protéger le site sous le patronage de l’UNESCO car un tel événement, rarissime dans l'histoire des hommes, ne concernait pas seulement la population Russe mais le monde entier. La protection sollicitée pour une durée de 20 ans n'a jamais reçu d'écho favorable.

Toutefois la communauté scientifique s'est mobilisée, et même si nous ne sommes pas encore parvenu à étudier les 4000 km² défrichés par cet impact, le travail conjoint de chercheurs nous permet aujourd'hui d'avoir une idée beaucoup plus claire du phénomène sans pour autant dénouer ce noeud gordien qui reste pour tous paradoxal et rempli de contradictions.

A partir de 1999, une équipe de l'institut de science marine de Bologne (Italie) se rend au lac Cheko, à 8 km au nord/nord-ouest de l'épicentre déterminé par Kulik afin de rechercher dans les dépôts du lac d'éventuels marqueurs géochimiques et sédimentologiques de l'événement. Cependant, à mesure que leur travail progresse, un 2ème objectif se dégage : trouver des éléments accréditant ou réfutant l'hypothèse que le lac remplisse en en fait un cratère d'impact du bolide. Au fil de cette 2ème enquête, l'équipe constate qu'on ne trouve pas trace écrite de la présence du lac avant 1908. De plus, l'aspect du lac semble peu compatible avec un processus tectonique ou d'érosion/déposition. Le bolide de Tunguska aurait donc bien pu s'écraser là. En prenant en compte l'épicentre de Kulik, sa trajectoire aurait alors été bien plus sud-nord que est-ouest. Mais que dire alors du site de Shishkov ou du cratère de Voronov ?

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Ces dernières années, plusieurs expéditions furent planifiées, nous raconte Uvarov, pour se rendre sur le site afin d'en savoir plus sur cette mystérieuse installation qui, de toute évidence doit être de taille colossale. En effet, selon les témoignages, des piliers lumineux surgissent du sol lors des phases d'alertes lorsqu'une météorite est en approche, des piliers situés à des distances très lointaines les unes des autres. Rien apparemment n'affleure au sol, ce qui veut dire que l'installation est complètement souterraine. Un des témoignages comme on l'a vu évoque par exemple l'existence d'un de ces piliers ou canon à plasma ou « boules de feu » de très grand volume qui se trouve niché au fond d'un lac. Le lac (Cheko ?) se vide rapidement et deux immenses « portes » ou plaques dentelées constituant le fond du lac s'écartent l'une de l'autre pour laisser émerger le « pilier ». Tous ces lieux composant l'installation doivent être interconnectés les uns avec les autres puisqu'ils réagissent en même temps à l'approche d'un danger. Cette installation doit comporter très certainement des centrales énergétiques ou à tout le moins une technologie permettant de créer et de transporter d'énormes quantités d'énergies en différents lieux...

Par la suite d'autres explications astéroïdales ou cométaires seront encore proposées...

http://www.planete-revelations.com/ (site disparu !)






En octobre 2007, Valery Uvarov a invité Projet Camelot dans sa résidence de Saint-Pétersbourg afin de présenter ses théories controversées derrière l'incident de Tungunska en 1908, la signification de 2012 et le basculement du pôle magnétique. Il décrit l'intrigante construction russe de 9 grandes pyramides entre Saint-Pétersbourg et Moscou. Le but de cette expérience est la recherche d'une nouvelle approche pour traiter le cancer ainsi que l'emploi des pyramides comme dispositif de centrage pour les années qui viennent alors que nous approchons de l'alignement galactique.

Valéry Uvarov représentait le gouvernement russe lors de l'interview, il est l'un de leurs chercheurs de pointe, ainsi que leur porte-parole dans le domaine ufologique et celui de la conscience. Quoique ses idées soient controversées, notre interview laisse entrevoir ses antécédents personnels hors du commun et nous offre un ou deux indices sur la façon dont le gouvernement russe entrevoit les changements que nous pourrions rencontrer.

Nous publions cette interview avec retard dû à des problèmes techniques de montage. Nous avions l'intention de la mettre en ligne en même temps que celle du Dr. Vadim Chernobrov, un physicien russe qui enquête sur les voyages temporels et d'autres phénomènes paranormaux. Des questions de traduction sur les prises de vues ainsi que la charge de travail importante de Projet Camelot n'ont pas permis la mise en ligne de l'interview du Dr. Chernobrov comme il était prévu. Nous avons toujours l'intention de sortir bientôt cette très intéressante vidéo Chernobrov.

http://projectavalon.net/lang/fr/valery_uvarov_intro_fr.html



Cliquez ici pour la traduction de la 1ère partie de l'interview.

Cliquez ici pour la traduction de la 2ème partie de l'interview.

Cliquez ici pour le site web de Valery Uvarov, "The Wands of Horus" (en anglais).

Cliquez ici pour les livres de Valery Uvarov (en anglais).


Evénements de la Toungouska 1908 - du nouveau

Tunguska map fr 1

© http://fr.wikipedia.org/ Denys / cc-by 3.0



Le magazine de l’American Geophysical Union (AGU) Geochemistry, Geophysics, Geosystems a publié un rapport des géologues italiens qui affirment avoir enfin trouvé un objet qui ressemble au fragment de la célèbre météorite de Toungouska.

L'équipe italienne dirigée par le géologue Luca Gasperini de l’Institut de recherche de la marine à Bologne travaille depuis plus d’un an dans la zone, où est tombé la météorite. Il y a plusieurs années (en 1999), les chercheurs ont justifié l'hypothèse que le lac Cheko, situé à 8 kms du lieu de la chute, représente un cratère provoqué par la chute de la météorite, en prouvant que les sédiments n'étaient âgés que d'une centaine d'années. En 2009, ces chercheurs ont aussi réalisé une étude magnétique et ont détecté l'anomalie qu'on espérait trouver et qui plaide en faveur de la création du lac par l'impact d'un gros débris.



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Lac Cheko



Ayant étudié le fond du lac en forme de cône en utilisant les analyses sismiques et magnétiques, les chercheurs ont trouvé dans son centre une grosse pierre, qui, selon leurs suppositions serait un fragment de la météorite de Toungouska. Cette « anomalie » qu’ils ont trouvée se trouve à 10 mètres de profondeur dans le point le plus profond du lac.

La nouvelle de la chute de la météorite de Toungouska le 30 juin 1908 fut un choc pour le monde entier, et reste toujours un mystère qui n’a pas été élucidé. L'explosion, qui a retenti dans le ciel de la Sibérie est estimée de 40 à 50 mégatonnes de puissance. Le phénomène a provoqué un incendie sur une surface de 2 000 kilomètres carrés de la taïga, se traduisant par une onde sismique, qui a fait deux fois le tour de la Terre et a provoqué l’instauration des "nuits blanches" en Europe du Nord. Les scientifiques n’arrivent pas à se mettre d’accord s’il s’agit d’une comète ou d’un astéroïde massif. Ils ont réussi à établir que l'explosion s'est produite à une altitude de 5-10 kms au-dessus de la Terre, mais personne n’a pu trouver jusqu’à présent les fragments de l'objet spatial qui est tombé. Apparemment un des fragments de cet objet aurait été trouvé. Il ne reste plus qu'à le remonter à la surface du lac...

source : http://french.ruvr.ru/2012_05_21/

Cheko 2

Lac Cheko-satellite



Source : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/evenements-de-la-toungouska-1908-du-nouveau.html



Yves Herbo, S,F,H, 05-2012-06-2013 (fin provisoire), up 08-2015

jeudi 3 septembre 2015

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 4

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 4/5


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Enigme de l'explosion de Tunguska

Les mystères de la "Vallée de la mort" en Sibérie

(4éme partie) - 04/2012 - up 08/2015


Ils ont vu les "sphères terminatrices"...

Des témoignages oculaires de la destruction de météorites au-dessus de la Sibérie, en 1984 et 2002, par des "sphères terminatrices de plasma" corroborent les récits sur l'énigmatique explosion de Tunguska en 1908, ainsi que d'anciennes légendes. L'hypothèse d'une intervention parfaitement orchestrée pour épargner les zones habitées et d'une "évaporation" des météorites par interception se confirme. Seuls indices, ces microsphérules de silicate et de magnétite retrouvées au sol...

Les microsphérules de l'explosion de Tunguska

La composition chimique des microsphérules trouvées dans la tourbe du site de l'explosion fournit des indications indirectes qui vont dans le même sens : particulièrement riche en éléments alcalins, elle est inhabituelle pour des météorites. En réfléchissant au mécanisme opératoire des "terminatrices", nous pouvons supposer qu'avec leurs puissantes charges électromagnétiques, ces dernières étaient conçues pour se fixer à la météorite en vol et dévier sa trajectoire, afin de l'extraire de l'atmosphère terrestre. Si la route de la météorite rendait cette déviation impossible, les "terminatrices" détruisaient simplement le fragment rocheux, le faisant littéralement fondre en minuscules sphérules.

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De nombreux prélèvements d'échantillons de sol à des distances variables du site de destruction ont révélé des sphérules de magnétite contenant jusqu'à 10% de nickel, ce qui confirme l'idée qu'elles venaient de l'espace. Outre celles de magnétite, on a trouvé des sphères de silicate. Ces dernières varient en taille de 5 à 400 microns. Les particules de magnétite offrent une grande diversité de formes et de caractéristiques de surface. A part la configuration majoritairement sphérique, on découvre aussi des particules en forme de goutte, résultant probablement de l'éclaboussement de matière météoritique fondue par les formidables températures dégagées par l'action des "terminatrices". Certaines sphérules ont des surfaces brillantes ; d'autres sont mates, granuleuses et même légèrement poreuses en raison, entre autres, d'une évaporation de la matière météoritique alors que cette dernière était encore visqueuse. Les sphères sont souvent creuses avec, à l'intérieur, un aspect de scorie. On trouve parfois des conglomérats de sphères de magnétite et de silicate, ce qui montre qu'elles se sont formées simultanément et révèle la composition complexe de la météorite de la Tunguska liée à la genèse de ces sphérules.

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Les travaux effectués en 1961-62 ont démontré que la répartition des sphérules à la surface du sol correspond à un certain schéma. La plus grande concentration se situe sur une bande de 50 à 60 km de large qui s'étend sur 250 km vers le nord-ouest à partir de l'épicentre de l'explosion.

Dans la région du désastre, qui couvre une surface d'environ 130 km de rayon autour du site de Kulik, on peut délimiter trois zones dont la tourbe est enrichie de microsphérules. La première, en forme d'étroit croissant, entoure l'épicentre. La seconde retrace le mouvement du bolide à l'est et au nord-est de Kulik [zone 4 et 5] sur le cours supérieur de la rivière Chunia Sud : elle coïncide donc avec le début de la désintégration de la météorite. La troisième zone, très étendue et informe, se trouve précisément aux alentours du cratère de Voronov. Les microsphérules de cette dernière zone possèdent des particularités de structure et de formation qui les distinguent des autres, et cela n'est pas un hasard, car ici la destruction finale de la météorite eut lieu directement au sol, si bien que les matériaux météoritiques en cours d'évaporation se mélangèrent avec ceux du sol.

L'explosion fit s'évaporer complètement la météorite et les produits de ce processus s'éparpillèrent sous forme de sphères minuscules sur 15 000 km². On estime leur masse totale à une dizaine de tonnes. C'est ainsi que toutes les expéditions envoyées sur la zone ne trouvèrent rien de la météorite proprement dite, sinon ce saupoudrage de sphérules de magnétite et de silicate répandues sur la région par l'onde de choc.

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Le poème épique Olonkho et des légendes encore vivantes nous content que c'est plusieurs décennies après le vol de Niurgun Bootur que Kiun Erbiie ("l'étincelant messager du ciel") prit son envol, annonçant la venue de Uot Usumu Tong Duurai. Cela suggère que l'on identifie l'explosion de la Tunguska en 1908 au personnage épique Niurgun Bootur.

L'explosion de Chulym en 1984

Les décennies passèrent et le 26 février 1984, une météorite traversa le ciel de la Sibérie d'ouest en est à une altitude estimée à 100 km, selon une trajectoire identique à celle de l'objet de 1908 sur la région de Tunguska. A ce moment-là, les passagers d'un bus qui circulait sur une section élevée de l'autoroute de Mirny observèrent, loin vers le nord, un mince "pilier de feu" qui s'allongea du sol vers le ciel, puis commença à subir diverses métamorphoses géométriques. Le spectacle, de couleur rouge, dura plusieurs minutes.

Des pêcheurs sur la rivière Chona virent monter vers le ciel depuis les collines du nord (région de la "Vallée de la Mort") deux énormes sphères étincelantes qui, prenant progressivement de la vitesse, disparurent verticalement dans les nuages. L'événement dura quelques minutes, après quoi les nuages restèrent luminescents pendant un certain temps. Alors, la météorite explosa dans le ciel en une gerbe d'étincelles au-dessus de la région de la rivière Chulym.

Une expédition sur place ne découvrit, comme dans le cas de la Tunguska, aucune trace de la météorite autre que les sphérules de magnétite et de silicate. Ils ne trouvèrent pas d'arbres déracinés sur de grandes surfaces, l'explosion ayant eu lieu à haute altitude.

Il semblait clair qu'il s'agissait de Kiun Erbiie, l'annonciateur de Uot Usumu Tong Duurai ; si bien qu'à l'aube du millénaire, les chercheurs étaient habités d'une fervente expectative.

La météorite de Vitim, en 2002

Si l'on en croit les légendes anciennes, l'approche de Uot Usumu Tong Duurai s'accompagne toujours de terribles destructions. Les expéditions dans la Vallée de la Mort prévues pour la fin du XXème et le début du XXIème siècle ont été plusieurs fois ajournées à la suite de rapports selon lesquels les animaux de Sibérie fuyaient leurs habitats. Les chercheurs interprétaient l'exode de la faune comme une indication que les installations énergétiques du complexe étaient entrées dans une phase active.

Ce que les scientifiques attendaient et craignaient tout à la fois, en vertu des prédictions très inquiétantes du Olonkho, se produisit en septembre 2002. Le premier rapport concernant le vol d'un objet spatial provint de l'armée américaine. Se fondant sur les données recueillies par un satellite militaire, le ministère américain de la Défense des Etats-Unis émit l'information qu'une grosse météorite tombait vers la zone de Bodaibo dans la région d'Irkutsk, en Russie. Le satellite enregistra, à une altitude de 62 km, l'apparition d'un objet brillant se déplaçant sous un angle de 32° par rapport à l'horizon. Les observations se poursuivirent jusqu'au moment où une puissante explosion se produisit à 30 km d'altitude. Des calculs préliminaires établirent que sa puissance équivalait à celle de 200 tonnes de TNT.

Les premières interviews de témoins suggéraient un parallèle entre l'événement de Vitim et celui de la Tunguska par la similitude des phases de leurs déroulements. Bien que dans la nuit du 24 au 25 septembre 2002, le temps fût maussade - une couverture nuageuse à 10 %, de la pluie, un plafond de 1100 à 1200 m - il ne fut pas difficile d'établir la séquence des événements et de relever les ressemblances évidentes avec ceux de la Tunguska en 1908.

En septembre 2002, tout se déroula selon un modèle désormais familier, commençant par la migration de la faune locale. Les chasseurs interrogés rapportèrent avoir vu les animaux quitter la zone de Vitim peu avant l'explosion.

Trente minutes auparavant, le complexe énergétique entra dans sa phase la plus active. Anecdote non dénuée d'intérêt : l'un des témoins avait remarqué que son chien était inquiet et s'était mis à gémir trente minutes avant l'explosion !

Un pilier rouge dans le ciel

Quelques minutes avant la première explosion, le complexe commençait à expulser les "terminatrices". Voici quelques témoignages oculaires.

Yevgeny Yarygin était de service à la centrale électrique de la communauté de Muskovit :

"... J'étais de service dans la salle des commutateurs dont les fenêtres sont orientées au sud. Le temps était nuageux, il bruinait et nous étions assis à bavarder. Une lueur apparut à la fenêtre, puis des ombres. La lumière venait de la fenêtre. Par les fenêtres, nous pouvions voir une brillante lueur hémisphérique qui commençait à monter derrière les collines au sud-est (azimut 160 à 170 degrés). La lumière était blanche, comme celle de la soudure à l'arc. Cette lumière semblait monter et, à l'arrière, virait au rouge et au marron (un pilier rouge fut également aperçu par les passagers du bus avant l'explosion de Chulym, ainsi que par les témoins de la région de Tunguska). De petits "rayons" étaient visibles au-dessus de l'hémisphère ascendant. La lueur s'étendit dans le ciel entier. Elle était régulière, sans discontinuité; nous ne vîmes aucun objet volant. Le confluent du ruisseau Yermikhi, en amont de la cascade, était très fortement éclairé par cette lueur qui s'élevait au-dessus de lui. Ensuite tout commença à pâlir, puis s'éteignit. La lueur avait duré environ dix secondes.

Je sortis sur le perron, m'avançai jusqu'à la clôture et ouvris le portillon. Trente secondes environ s'étaient écoulées depuis la disparition de la lueur. Un bruit de déflagration percutante éclata, une explosion, un bang violent. Vous en aviez les oreilles qui bourdonnaient et même une faiblesse des genoux. Dans le bâtiment, du plâtre tomba. Tout fut secoué et bougeait. On n'entendit qu'une seule déflagration. II était deux heures moins sept minutes. Cependant, un bruit lointain s'était déjà fait entendre déjà avant le début de la lueur ; quelque chose comme le hurlement d'un jet (des témoins de l'explosion de Tunguska avaient comparé ce bruit à celui d'un obus de trois pouces en vol–V.U.). Ce premier bruit était venu de la même direction que la lueur, mais l'explosion provenait du côté opposé, celui vers lequel la lueur s'était dirigée. J'ai entendu dire que quelqu'un qui était assis chez lui avait senti son fauteuil se déplacer sous lui..."

Questionné au téléphone le 22 octobre 2002, Victor Vedeshin déclara :

... Cette nuit-là, j'étais de service à l'embarcadère. Un vent violent se mit à souffler, tandis qu'une forte lueur apparaissait dans le ciel. Elle était blanche, légèrement teintée de vert, brillante comme un arc de soudure ou un éclair, et cela faisait mal aux yeux de la regarder. Tout de suite après, apparut une sphère brillante. Elle vola au-delà de l'horizon dans la direction de Maximikhi...

Vitaly Valiuk, qui travaillait à la mairie de Bodaibo, nota :

Deux heures moins huit minutes du matin. Dans le ciel : cumulus épais. Debout, je fumais. Soudain il y eut un éclair, je crus que c'était un orage. Mais la lueur augmentait comme si quelqu'un allumait des lampes les unes après les autres. Il fit clair comme en plein jour. Un objet vola du sud-ouest vers le nord-est... On ne pouvait dire si c'était ou non une sphère. Il était entouré d'un halo turquoise et avait environ le diamètre du disque lunaire. II était suivi d'une traînée rougeâtre, comme les étincelles d'un feu de jardin. L'angle de chute était d'environ 60°. Sa vitesse était très élevée. Pendant que tout cela volait, j'eus le temps de finir ma cigarette et, 30 secondes plus tard, il vint un grondement, comme celui d'une explosion lointaine...

Voici le rapport de Marina Kovaleva :

Il était deux heures moins cinq. La lumière était forte ; elle dura quelques secondes, puis tout devint rose, ensuite, il fit de plus en plus sombre, la lueur vira au rouge. Alors on entendit un grondement. On avait l'impression... je ne sais pas comment dire... comme quelque chose de souterrain, pas clair mais étouffé (un grondement souterrain du complexe en action avait aussi été remarqué par des témoins de l'explosion de Tunguska, qui l'avaient comparé à celui des roues d'un train–V.U.). Et après ce grondement, les vitres tremblèrent...

La lueur fut aperçue dans les communautés de Kropotkin et de Mama, situées à environ 140 km de part et d'autre du lieu présumé de la chute du bolide. L'un des témoins déclara:

"Tout à fait à l'improviste, mon chien se mit à gémir sans raison apparente. Soudain nous entendîmes un bruit étrange, une sorte de bourdonnement. Deux ou trois secondes plus tard, il y eut un flash, blanc d'abord, puis bleu, puis rouge, puis à nouveau blanc. Ensuite, environ trois minutes plus tard un bang terrible retentit. Toute la vaisselle tomba de la table..."

A peine trois minutes avant l'explosion, la première "terminatrice" avait été expédiée à une position d'attente pour une dernière reconnaissance avant la frappe. L'objet détecté par le satellite militaire américain n'était pas un bolide ou une météorite. Ses instruments avaient enregistré le vol de la première «terminatrice» tandis qu'elle plongeait pour intercepter la météorite de Vitim, ainsi nommée d'après le lieu au-dessus duquel elle explosa. Un éclair aveuglant illumina la taïga comme en plein jour pendant quelques instants. Se produisit alors une explosion d'une telle puissance que l'onde de choc, venant d'une altitude de 32 km, fit éclater toutes les vitres des maisons sur des dizaines de kilomètres à la ronde.

Les chercheurs qui se dirigeaient vers le lieu indiqué par le satellite américain virent des pins dont les cimes et les branches avaient été arrachées. Cependant, lorsque leurs instruments indiquèrent qu'ils avaient atteint leur destination, ils ne trouvèrent aucun cratère de météorite, ni quoi que ce fût qui y ressemblât. Le site ne présentait pas de déracinement massif des arbres parce que la première explosion s'était produite beaucoup plus haut que dans le cas de la Tunguska, ce qui avait également réussi à dévier la météorite loin des zones habitées. Cependant, les chasseurs Dmitry Sasun et Piotr Fiodorchuk trouvèrent des arbres déracinés de manière caractéristique au sud-est du lieu visité par les chercheurs, en particulier aux sommets des collines.

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Les terminateurs en vol

Comme dans le cas de l'explosion de Tunguska, simultanément à la première explosion, d'autres sphères convergeaient de diverses directions vers le foyer de celle-ci. De nombreux témoins attestent le fait, ainsi Sergei Khamidulin :

La nuit du 24 septembre, j'étais à la pêche près des îles Kuduminskye (à 5 ou 6 km en aval de Mama sur la rivière Vitim). Le ciel était complètement couvert et il tombait quelques gouttes de pluie. Je pêchais en compagnie de ma femme. Soudain, il fit clair comme en plein jour. Un objet sortit des nuages. Il semblait déjà voler bas. Il produisait une lumière semblable à celle d'un arc de soudure électrique, mais on pouvait le regarder sans avoir mal aux yeux. La dimension du disque était inférieure à celle de la pleine lune. La sphère s'effritait (en semant des étincelles). Pendant le vol, nous entendions un bruit (une sorte de bruissement). L'objet ne venait pas vers moi, mais passait assez près (du côté sud). Il survola la Vitim et disparut derrière une montagne au nord-est (l'azimut du point de fuite était de 30 à 40 degrés). La lumière disparut après que l'objet fût passé derrière les montagnes. Une minute à une minute et demi plus tard, un grand fracas, comme le tonnerre, se fit entendre deux fois. Il n'y eut pas d'onde de choc ni de tremblement. Sur le croquis que le témoin fit de la sphère, il figura une queue.

Valentina Leontyeva, gardienne à la mine d'or de Lenzoloto, était de service cette nuit-là. Elle rapporta :

... A deux heures, quelque chose tomba. Un objet rond traversa vivement le ciel. Une queue s'étendait derrière lui. Je pensai : "Est-ce une étoile ?" mais c'était beaucoup trop grand. Dix secondes après, il y eut une explosion, puis une seconde. La porte de mon bureau s'ouvrit violemment..."

Le cas de Vitim fournit de nombreux indices de la nature électromagnétique des sphères "terminatrices" et de leurs puissants effets sur l'environnement.

Dans la ville de Mama, sur la zone de la trajectoire, il y avait une coupure de courant cette nuit-là. Au moment où les "terminatrices" firent leur apparition, les ampoules s'allumèrent tout à coup (faiblement, à mi-tension) ! L'explication fournie par les physiciens spécialistes était que "ce vol provoqua une forte perturbation du champ magnétique terrestre, et ce changement engendra un courant en circuit fermé". En outre, la décharge coronale connue sous le nom de "feu de Saint Elme" – de petites boules lumineuses – apparut sur des objets pointus. Ce phénomène est aussi associé aux changements de champ électrique, mais cette fois-ci dans l'atmosphère. Georgy Kaurtsev, membre du personnel de l'aéroport de Mama, rapporta:

... Cette nuit-là, nous n'avions pas de courant, la base était hors tension. Je m'éveillai et vis un éclair de lumière à l'extérieur. Le lustre, qui était éteint, se mit à luire à mi-tension. Au bout de 15 à 20 secondes, le sol commença à gronder...

Vera Semionova et Lidia Berezan, employées de sécurité à l'aéroport, sortirent sur la piste vers 01 h 50 du matin et virent des lumières briller aux extrémités des poteaux de clôture autour de la station météo. Cela dura d'une seconde à une seconde et demi. Pourtant, Mama était encore à des dizaines de kilomètres de la trajectoire de la "terminatrice".

Comme la sphère "terminatrice" était une puissante structure électromagnétique, elle émettait un bourdonnement semblable à celui des lignes à haute tension. De nombreux témoins se souviennent qu'au passage du bolide, ils entendirent un "bourdonnement" ou "bruissement" caractéristique. Le niveau d'énergie était si élevé qu'il créait un effet électrophonique (génération d'un bruit audible en vol) et laissait une traînée d'étincelles.

Destruction de la météorite

Après la première frappe, qui écarta la trajectoire de la météorite des zones habitées, les autres "sphères terminatrices" convergèrent et commencèrent à détruire méthodiquement les restes de l'intrus de l'espace. C'est pourquoi furent perçues les détonations de plusieurs chocs.

Opératrice de standard téléphonique, Olga Ponomareva raconte :

... J'étais de service, je venais de m'installer. Cela commença par un grondement, toutes les fenêtres vibrèrent. Je pensai que quelqu'un tentait de se connecter au standard. Je répondis "Oui ?". Pas de réponse. "Qui est-ce ?" demandai-je. Alors la lumière apparut, claire comme en plein soleil, et disparut aussitôt. Et les vitres tremblaient toujours. Je pensai que c'était un séisme, mais alors pourquoi la lumière ? Il était deux heures moins cinq lorsque les vibrations commencèrent. La lueur ne dura que quelques secondes, mais les vibrations me semblèrent continuer encore cinq minutes. Je sortis pour voir qui frappait, et tout vibrait toujours. Il y eut un grondement comme celui d'un jet en vol.

D'abord le grondement, ensuite le bang. Cela veut dire qu'il y eut un grondement, puis la lueur (tandis que ce dernier continuait) ; et ensuite la détonation (comme à Sasovo).

Rapport de Yevgeny Chechikov :

Nous passions la nuit au bord de la rivière... Lorsque la lueur apparut, c'était si effrayant que nous nous jetâmes au sol. Lorsque la lueur cessa, nous entendîmes une explosion, suivie de deux autres moins fortes, presque sans intervalle...

Sergei Chernyshev :

II était deux ou trois heures du matin. J'étais couché, mais ne dormais pas. L'éclair dura environ trois secondes, une lumière blanche si brillante qu'on ne pouvait regarder. Je courus à l'extérieur et il faisait noir. Il se passa environ une minute (II précisa plus tard que 8 à 10 secondes s'étaient écoulées entre l'éclair et la détonation). Un triple écho parvint de loin derrière les montagnes. Les murs de la maison craquèrent. Le bruit venait de la direction de Vitimsky. Je comptai trois explosions...

Questionné le 26 octobre 2002, Alexander Sergy, chef de l'administration de la communauté de Vitimsky, déclara :

Les gens ont vu une sphère avec une trainée. Le diamètre apparent de la sphère était inférieur à celui de la Lune. Un bruit croissant se fit entendre, d'abord léger puis de plus en plus fort, au point de devenir inquiétant. L'éclair fut suivi d'une déflagration, 15 à 20, peut-être 30 secondes plus tard. L'explosion fut très puissante. Bien qu'ils fussent habitués aux explosions, les gens pensèrent qu'un désastre était en train d'arriver. Si l'explosion se produisait à une altitude de 10 km, la puissance devait être de plusieurs tonnes (quatre ou cinq) au minimum, peut-être beaucoup plus. II est difficile de juger l'équivalent en TNT d'une explosion aérienne. Il n'y en eut pas qu'une seule, mais entre une et six (comme si on frappait sur des radiateurs) dans l'air et dans le sol... Le sol tremblait avec un mouvement de staccato, entre une et six saccades, qui allaient en diminuant...

Les premières estimations situent la puissance de l'explosion entre trois et quatre kilotonnes. Les mineurs de la région, qui ont l'habitude d'utiliser des explosifs, déclarèrent que celle-ci était d'une puissance sans précédent. Le souffle a été ressenti dans un rayon de 30 à 50 km de l'épicentre. II étêta des arbres. Sur des dizaines de kilomètres à la ronde, toutes les vitres des bâtiments furent brisées.

Comme dans les cas de la Tunguska et de Chulym, toutes les expéditions qui visitèrent le site de Vitim ne trouvèrent rien d'autre que des sphérules de magnétite et de silicate résultant de la destruction d'une météorite, susceptible d'avoir été porteuse de micro-organismes pathogènes.

De nombreux témoins remarquèrent qu'après le vol du bolide de Vitim, deux noyaux rayonnants brillants se déplacèrent sur la même trajectoire que la météorite. Pendant deux jours, ces "petites étoiles" illuminèrent de nuit la taïga, comme si elles étaient à la recherche de quelque chose. Les témoins de la Tunguska avaient relaté la même chose.

Beaucoup de gens dirent qu'après le vol du bolide, une lueur persista plusieurs jours dans le ciel et que c'était le résultat de la puissante influence de la sphère "terminatrice".

Perturbations du champ géomagnétique

II convient de se rappeler que les explosions atomiques en altitude modifient la conductivité de l'ionosphère. Cela provoque inévitablement une perturbation du champ magnétique terrestre : on parle d'un effet géomagnétique. L'effet géomagnétique de l'événement de Tunguska fut décelé en 1959 par quatre chercheurs de Tomsk : G.F. Plekhanov, A.F. Kovalevsky, V.K. Zhuravlev et N.V. Vasilyev. Sur de vieux magnétogrammes datés du 30 juin 1908, ils trouvèrent des traces d'une perturbation inhabituelle du champ géomagnétique. Cela permet de penser que la destruction de la météorite a causé cette perturbation inhabituelle, assimilable à une tempête magnétique brutale mais d'une brièveté insolite. Un scientifique très âgé de la région autonome de l'Evenk, le Dr A.N. Deskov, se souvient de rumeurs selon lesquelles certaines affections s'étaient répandues parmi les Evenk après l'événement de la Tunguska. En dépit de l'incertitude de la situation à cette époque, N.V. Vasilyev fait néanmoins observer : "Etant donné l'absence totale de médecins, voire de soins médicaux, des cas isolés de maladies par radiations peuvent être passés complètement inaperçus".

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La Terre entourée de son bouclier magnétique

C'est précisément pour cette raison que ceux qui, il y a des milliers d'années, ont conçu et construit l'Installation dans la Vallée de la Mort ont recours à des interceptions en haute altitude : afin d'écarter les effets des explosions des régions habitées, pour que les gens n'en souffrent pas.

Qui a construit l'installation de la Vallée de la Mort au Yakutia, et pourquoi ?

Durant la nuit du 24 septembre 2002, un objet a explosé au-dessus de la Sibérie, dans le district de Bodaibo situé au nord-est d'Irkoutsk et du lac Baïkal, ravageant près de 100 km2 de taïga. Aucune autre information ne transpirait de cet événement. Michael Nazarov du Laboratoire des Météorites de l'Institut Vernadsky de Géochimie et de Chimie analytique notait que "la station [séismique] de Bodaibo avait enregistré un signal qu'ont ne pouvait pas aisément interpréter". Les autres stations séismiques situées plus loin n'avaient rien enregistré, indiquant que si l'objet avait survécu à la rentrée atmosphérique et frappé le sol, l'impact dû être relativement faible. Comme à l'accoutumée la presse invoqua un impact météoritique, mais sans disposer de la moindre preuve.

Par chance, le Département de la Défense américain (DoD) avait suivi la chute de l'objet entre 62 et 30 km d'altitude. Il a estimé son énergie à 200 tonnes de TNT, soit 100000 fois inférieure à l'énergie libérée dans l'événement de la Tunguska. L'information ne fut publiée dans la presse qu'en juillet 2003 car ce n'est qu'au mois de mai de l'année suivante qu'une équipe scientifique de l'Académie des Sciences de Moscou constituée d'une dizaine de personnes, y compris des médecins, a pu localiser et atteindre l'épicentre de la zone située dans une région semi-montagneuse et boisée. "Sur une superficie d'environ 100 km2, rapporte le chef d'expédition Vadim Tchernobrov, les arbres sont cassés d'une manière caractéristique d'effets de souffle très puissants. Pour donner un ordre d'idée, l'explosion de la météorite, qui s'est désintégrée avant de toucher le sol, et dont les fragments n'ont laissé pour cette raison, selon nos observations, qu'une vingtaine de cratères ayant jusqu'à vingt mètres de diamètre, équivalait à la puissance d'une bombe atomique de taille moyenne".

La nature de l'objet ainsi que son origine demeurent inconnus. L'objet pourrait être un astéroïde de la famille des NEO ou tout simplement un astéroïde isolé un peu plus gros que les bolides ordinaires...

Dr Valery Mikhailovich Uvarov, traductions A. Dufour, Voltair.free.fr






Yves Herbo, S, F, H, (A suivre 04-2012), up 08-2015

mercredi 2 septembre 2015

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 3

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 3/5

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Enigme de l'explosion de Tunguska
Les Mystères de la « Vallée de la Mort » en Sibérie.
(3éme partie)


Les preuves et témoignages s'accumulent pour indiquer qu'en 1908 au Tunguska, une météorite fut détruite par des sphères de plasma dirigées, dites «exterminatrices», utilisant une technologie capable de compenser sa chute pour en tirer une force explosive, alors que l'humanité ne disposait pas de ce savoir faire.

Revenons au 30 juin 1908 et aux événements rapportés par les témoins oculaires. L'ensemble du phénomène se déroula à peu près selon le scénario suivant. Vers 07h15 du matin, la météorite surgit sur une trajectoire sud-est à nord-ouest.
Preobrazhenka, I.M.Volozhin vit «une bande de fumée d'où s'échappaient des langues de feu» se déplacer à travers le ciel. C'était la météorite se précipitant vers la Terre. Les habitants de la région de Kirensk rapportèrent : ...une colonne incandescente d'environ 6 m de diamètre et en forme de lance apparut au nord-ouest. Lorsqu'elle disparut, on entendit cinq détonations brèves et puissantes, comme des coups de canon, se succédant rapidement...

 Depuis le comptoir commercial de Teteria, dans la direction du nord et depuis d'autres localités (KezhmaNizhne-IlimskVitim) qui ne se trouvent pas sur une même ligne, on observa ces «piliers de feu»...

Une lueur rouge lors de l'apparition des sphères, avant l'explosion.

 L'émergence des «exterminatrices» à la surface de la croûte terrestre constitue la phase la plus énergétique de l'évènement, les «piliers d'énergie» et les «exterminatrices» émettant une lumière blanche intense, similaire à celle d'un arc de soudure. L'intensité lumineuse était telle que les témoins eurent l'impression que tout l'environnement avait disparu ou s'était obscurci. Après cette phase, le niveau d'énergie diminuant, les piliers et les «exterminatrices» virèrent au rouge, illuminant la région préalablement à l'explosion. Interviewé à Vanavara, Maxim Kainachenok, un Evenk (peuple de Sibérie) d'une cinquantaine d'années, raconta : ... Mes parents s'étaient arrêtés sur la Segochamba. La terre se mit à trembler et on entendit du tonnerre. Il y eut  d'abord un rougeoiement, puis le tonnerre. La lueur rouge ne venait pas de Vanavara. Au moment de la chute de la météorite, mon oncle Axenov sortit pour s'occuper des rennes et raconta que, pour commencer, au dessus du lieu de l'explosion tout devint noir, puis rouge, et qu'ensuite il entendit le tonnerre... Cela fut confirmé par Anna Yelkina, une Evenk de 75 ans qui habitait Vanavara :

Tôt le matin... un peu plus haut que le Soleil il y eut un coup de foudre. Très haut. Le ciel entier devint rouge, et pas seulement le ciel : tout devint rouge aux alentours, la terre et le ciel. Un grondement puissant se fit entendre. Un bruit de cloche, comme si des gens frappaient sur du fer. Le tonnerre dura environ une demi-heure...

Le vol des «exterminatrices».
Immédiatement après l'apparition des colonnes de lumière, les brillantes sphères «exterminatrices» entamèrent leur périple vers le lieu de l'explosion. N. Ponomarev, du village de Nizhne-Ilimsk, fit un témoignage similaire à ceux de milliers d'autres :
A 07h20, on entendit, près de Nizhne-Ilimsk, un grand bruit qui se mua en roulements de tonnerre... Certaines maisons en furent secouées. De nombreux habitants virent qu'avant ces sons «un corps incandescent de la forme d'une bûche» se déplaçait rapidement au-dessus du sol du sud vers le nord-ouest. Immédiatement après, un fracas retentit et, à l'endroit où l'objet incandescent avait disparu, on vit du feu, puis de la fumée...

K.A. Kokorin, un habitant de Kezhma, répondit, en 1930, aux questions de Ye.L. Krinov :
"Trois ou quatre jours avant la fête de St. Pierre, vers huit heures du matin au plus tard, j'entendis ce qui ressemblait à une canonnade. Je me précipitai dans la cour qui est orientée à l'ouest et sud-ouest. Les bruits continuaient et je vis, au sud-ouest, environ à mi-hauteur entre l'horizon et le zénith, une boule rouge qui se déplaçait ; des raies multicolores apparaissaient à ses côtés et derrière."
Au même moment, à Kirensk, des témoins observaient, vers le nord-ouest, une boule incandescente rouge qui, selon certains se déplaçait horizontalement, selon d'autres plongeait vers le sol.
Non loin des chutes de la Mursky (près du village de Boguchany) jaillit un éclat de lumière bleuâtre et un objet incandescent, nettement plus gros que le Soleil, se précipita depuis le sud en laissant une large traînée lumineuse...

Interception de la météorite.
La météorite fut interceptée par une «exterminatrice» qui la percuta par le haut, réduisant brutalement sa vitesse et libérant une telle quantité d'énergie, combinée avec celle de l'exterminatrice, que cela fit littéralement fondre la matière de la météorite.
Dans le numéro du 2 juillet [calendrier julien : soit 15 juillet grégorien] 1908 du journal d'Irkutsk, le Sibir, le correspondant S. Kulesh écrit :
[NDT : en 1908, la Russie utilisait encore le calendrier julien, le calendrier grégorien ne fut adopté qu'en 1917, après la révolution. Depuis 1582, le décalage avait atteint 13 jours]
Le matin du 17 juin [30 juin], dans le village de Nizhne-Kerelinskoye (à quelques 215 km au nord de Kirensk), les paysans observèrent, dans le nord-ouest, bien au-dessus de l'horizon, un objet dégageant une lumière bleue-blanche d'exceptionnelle intensité (impossible à regarder) se déplaçant vers le bas pendant dix minutes... En approchant du sol (forestier), l'objet incandescent sembla fondre. Un immense nuage de fumée noire apparut à sa place, accompagné d'un bruit énorme (qui n 'était pas la foudre), comme une chute de pierres ou une canonnade. Tous les bâtiments furent secoués. Au même instant, des flammes de toutes les formes commencèrent à jaillir du nuage...

Voici le récit de S.B. Semionov, qui se trouvait à Vanavara, à 100 km du lieu du désastre :

"...Brusquement, loin au-dessus des arbres, une large langue de feu déchira le ciel vers le nord et l'embrasa. je ressentis une telle chaleur que j'eus l'impression que ma chemise avait pris feu. Je voulus crier, arracher le vêtement, mais à cet instant le ciel se referma brutalement dans un bruit énorme.  Je fus projeté au sol à trois sagens (4,5 m). Au moment où le ciel s'était ouvert, un vent chaud était passé sur les maisons, comme un coup de canon, laissant au sol des traînées et abîmant les gros oignons. On découvrit alors que de nombreuses vitres avaient éclaté et que le moraillon en fer de la porte de la grange était brisé...

P.P. Kosolapov, qui s'était tenu près de Semionov, senti une brûlure aux oreilles mais ne remarqua aucun phénomène lumineux. A cinquante kilomètres de l'explosion, les vêtements des gens se mirent à roussir par la chaleur insupportable qui leur parvint du fond de la taïga. A soixante kilomètres, personne ne pouvait supporter le contact brûlant du sol. A six cents kilomètres, l'éclat obscurcit le Soleil.

Des forces explosives compensées.
Questionnés par les scientifiques, les habitants racontèrent qu'en certains lieux, juste avant la terrible explosion, des arbres, des yourtes et des pans de collines furent aspirés vers le ciel, tandis que dans les rivières, des mascarets se propagèrent à contre-courant. Ces observations indiquent sans aucun doute qu'une implosion eut lieu, provoquant une aspiration centripète, tandis que simultanément une composante agissait dans le sens inverse, car les arbres autour de l'épicentre du souffle furent couchés radialement vers l'extérieur. Cette opposition des effets révèle une technologie compensatrice des forces explosives. Les rapports de nombreux témoins permettent d'élaborer le scénario d'une onde de choc dont les pressions furent distribuées de manière bien ordonnée.

Les rapports de recherches et les interviews comprennent un nombre important de données qui n'ont pas, à l'époque, retenu l'attention des spécialistes. Par exemple, des indications selon lesquelles les chocs, les bruits et les éclairs qui accompagnaient l'explosion ont été décrits différemment par des témoins qui se trouvaient à peu de distance les uns des autres, certains les ayants qualifiés de terrifiants et d'autres d'insignifiants, voire, imperceptibles.
Certains témoins qui furent assez près du lieu de l'explosion affirmèrent ne pas avoir perçu de souffle, ni de mouvements du sol, alors que dans d'autres communautés, situées à 600 km de l'épicentre, les maisons tremblèrent, les vitres volèrent en éclats et les parois des foyers fermés se fendirent.

Autrement dit, l'onde de choc principale de l'explosion semble avoir été compensée de manière à ce que le moins de monde possible en souffrit, bien qu'il s'avéra impossible d'éviter des victimes surtout parmi les animaux (des milliers de rennes et quelques humains, qui n'avaient pas accordé crédit aux avertissements des chamans et étaient resté dans la zone dangereuse, périrent).

Ce n'est pas la première fois que les chercheurs rencontrent un cas de recours à une technologie de compensation de forces explosives. Le processus et les effets de l'explosion du Tunguska ressemblent à ceux de l'événement du 12 avril 1991 à Sasovo, à 500 km au sud de Moscou. Un examen détaillé indique que, dans les deux cas, la force principale de l'onde de choc et les effets d'explosions gigantesques furent, en quelque sorte, évacués vers un espace (une dimension) différent !

Un des signes spécifiques révélateur d'une technologie explosive compensatoire est le bruit caractéristique précédent et concluant le souffle principal. Tant à la Tunguska qu'à Sasovo, (où se forma un cratère de 28 m de diamètre sur 3,5 m de profondeur au plein milieu de la ville), le fracas de l'explosion proprement dite fut précédé et puis suivi d'un son que les témoins du Tunguska décrivirent comme «semblable à du vent qui soufflait du nord au sud». D'autres évoquèrent ce bruit comme celui du passage d'un obus de trois pouces. Remarquez que ce bruit précédait l'explosion et se fit aussi entendre après, comme si un objet s'éloignait du lieu du désastre. Dans le cas de Sasovo, les témoins comparèrent le bruit à celui d'un avion à réaction qui tombait ou qui s'éloignait.

Voici le témoignage de Nikitina, une femme qui travaillait à la gare de Sasovo :

"Il y eut soudain un vrombissement croissant ; les murs de la tour de contrôle où je me trouvais se mirent à trembler. Vint alors une explosion monstrueuse. Les vitrages s'écrasèrent au sol..."

Ensuite les témoins décrivent un bruit qui semblait s'éloigner.
Globalement, tout cela produit la séquence suivante : 

1. un vrombissement croissant ;
2. une puissante explosion ;
3. un «bang», type supersonique, et un vrombissement décroissant, (comme celui d'un jet qui s'éloigne de l'observateur).

Le recours à une technologie de compensation fait immanquablement penser que des forces intelligentes contrôlaient toute l'opération. Si ce n'avait pas été le cas, les effets des explosions auraient été infiniment plus dévastateurs, coûtant probablement la vie à des centaines de milliers de personnes.

Sur la météorite du Tunguska, le premier impact fut donné par une terminatrice qui frappa de haut en bas et était au rendez-vous à environ 10.000 m d'altitude. L'explosion fut accompagnée d'un éclair aveuglant dont les radiations calcinèrent la végétation et allumèrent des incendies dans un rayon de 25 km.

localisation des témoins et trajectoires des objetsDiagramme de la revue périodique Tekhnika i Molodezh (n° 1, 1984), montrant la localisation des témoins et les trajectoires des "sphères terminatrices" prises pour la météorite selon ce qui a été rapporté par les chercheurs:
(1) Suslov, 
(2) Astapovich,
(3) Krinov, 
(4) Konenkin
(6) Fast
La flèche 5 indique la trajectoire déterminée par les expéditions qui ont visité le site de l'explosion en se basant sur la direction des arbres couchés.

Distorsion espace-temps.

La prodigieuse décharge électromagnétique qui se produisit au moment de l'impact de la terminatrice généra une remagnétisation des sols et des effets extrêmement puissants sur l'environnement et sur la structure spatio-temporelle du site de l'explosion. Il en résulta un changement de l'écoulement du temps physique qui fut observé, des décennies plus tard, par des expéditions scientifiques. La distorsion de l'espace-temps suite à une puissante décharge électromagnétique est une composante de la technologie de compensation.

Si nous pensons que les OVNI utilisent ce même champ électromagnétique pour passer d'une dimension à l'autre, alors certains traits caractéristiques des récits donnés par les témoins du Tunguska nous permettent de considérer les événements sous un jour nouveau, et de mettre en lumière des détails remarquables qui ont, jusqu'ici, échappé à l'attention des chercheurs.

Voici le récit de Ivan Kurkagyr, le fils d'un témoin du Tunguska. Il contient la curieuse description de la manière dont, au moment de l'explosion - qui est une puissante décharge électromagnétique entraînant une distorsion des formes - des personnes et des animaux furent instantanément déplacés vers d'autres lieux. Autrement dit, ils subirent un transfert spatial.

...Il y avait un grand rassemblement de tentes. Le matin, on entendit du tonnerre. Un orage incroyablement bruyant éclata. Il démolit les tentes, transporta les gens dans l 'air. Des personnes se retrouvèrent loin dans les marécages. Ils ne comprenaient pas... comment ils avaient pu être transportés là-bas. L'orage qui mit le feu à la taïga brûla aussi les rennes. Le feu se propagea. Il y avait là la tente d'un homme. Ce gars voulait rentrer chez lui. Il avait de l'argent dans son tursuk [sac en feutre]. Voyant le feu, il se précipita pour prendre l'argent. Il courut vers la rivière et les tentes. Le feu était en train de consumer les tentes [de ses voisins]. Les gens se jetèrent dans la rivière. Le feu passa sur l'eau. Ceux qui étaient dedans s'enflammèrent. Ils plongèrent, mais le feu alluma ceux-là aussi, brûlant leurs 'têtes. Et ainsi ils périrent tous.

Un autre indice révèle l'effet puissant du souffle sur la structure de l'espace-temps. Au moment de l'explosion, le ciel s'ouvrit et les gens purent voir l'espace extérieur, le ciel étoilé, au-delà de l'atmosphère.

Questionnée en 1930 par Krinov, A.S. Kosolapova, fille de S.B. Semionov, déclara :

"J'avais 19 ans et au moment de la chute de la météorite je me trouvais au comptoir commercial de Vanavara. Marfa Briukhanova et moi étions allées chercher de l'eau à la source. Pendant que Marfa puisait l'eau, j'étais debout près d'elle, face au nord. A cet instant, le ciel s'ouvrit devant moi, jusqu'au sol et je vis un jet de feu. Nous eûmes peur et je parvins à dire : «Pourquoi le ciel s'ouvre-t-il en plein jour ?  Je sais que le ciel s'ouvre la nuit, mais jamais en plein jour». Juste après, lorsque le ciel se referma, nous entendîmes des coups, comme le canon..."


Au moment du premier impact, plusieurs sphères «exterminatrices» étaient en attente stationnaire, et leur énergie à haute fréquence grillait les sommets des arbres. Durant les dernières minutes avant l'événement final, plusieurs autres «exterminatrices» se précipitèrent vers la zone (qui reçut plus tard le nom de Kulik).

Parmi ceux qui virent les sphères incandescentes traverser le ciel, de nombreux témoins déclarèrent que leurs mouvements s'accompagnaient d'une lumière éblouissante et d'une forte émission de chaleur. Voici comment cet événement apparut au chantre admiratif du poème Olonko :
Kiun Erbiie
Insaisissable en vol, sans ombre,
Le rapide héraut - messager du Dyesegei céleste,
A la cotte de maille étincelante,
Plus rapide que l'éclair, Kiun Erbiie, le champion.
Il vola, une étoile en chute, seul sifflait l'air derrière lui...
Il fila comme une flèche au-delà des limites du ciel jaune de l'ouest,
Vers la pente abrupte inférieure du ciel au-dessus de l'abîme.
Il vola en hauteur - seul retentit le tonnerre...
Un feu bleu brûlait derrière lui, un feu blanc se déchaînait dans son sillage,
Des étincelles rouges dansaient en essaim,
Une lueur jaillit dans les nuages... 

Ce qui est remarquable, c'est que «les limites du ciel jaune de l'ouest» signifie exactement la région du Tunguska Podkamennaya !

Fragments de météorites.

Pour comprendre la suite des événements, il faut appréhender de façon précise le rapport entre l'altitude du premier impact (10.000 m), la surface de destruction des arbres (beaucoup plus large que cette hauteur), et la distance de dispersion des fragments de météorite (des centaines de km). L'intervalle entre les explosions correspond au temps de vol des fragments d'un impact à l'autre.

Au dessus de la zone d'impact de Shishkov la météorite avait été réduite en plusieurs fragments. Ceux-ci s'éparpillèrent, mais les sphères «exterminatrices» les interceptèrent de plusieurs directions et les détruisirent. C'est pour cela que, d'une part, dans la zone des arbres déracinés les chercheurs trouvèrent plusieurs épicentres marqués par des troncs couchés dans tous les sens, tandis que, d'autre part, les témoins déclarèrent tous avoir entendu d'abord une explosion formidable (la fragmentation) et ensuite, en l'espace de cinq ou six minutes, une série de détonations ressemblant à une canonnade (destruction des fragments).


Cratère de Voronov                                Retombées de Kulik                                    Retombées de Shishkov
Etapes finales de la destruction de la météorite.


Après la fragmentation au-dessus de Shishkov, de grands morceaux restants continuèrent sur leur lancée en direction de la zone de Kulik. Cependant, ayant perdu une grande partie de leur énergie et de leur vitesse, ces fragments mirent une quinzaine de minutes pour couvrir la distance de 120 à 150 km (la vitesse d'un avion à réaction), après quoi il y eut une autre très forte explosion lorsque les «exterminatrices» les interceptèrent.

Dans la région d'Irkutsk, district de Nizhne-Ilimsk, un habitant du village de Berezovo, Yegor Ankudinov était en compagnie de son père et de son oncle en train d'abattre des pins pour construire une maison. Il raconte :
"C'était une belle journée. Nous venions de prendre le petit déjeuner et commencions à couper du bois. Soudain un coup se fit entendre à proximité. Le sol se mit à trembler et des branches mortes tombèrent des arbres. Ensuite un peu plus tard, il y eut un autre coup de tonnerre ; comme le précédent, mais très très loin dans la direction du nord..."

Le quotidien Krasnoyarets du 13 juillet [26 juillet grégorien] 1908 publia : Village de Kezhemskoye. Le 17 juin [30 juin] à 07h00, un bruit de vent violent se fit entendre. Immédiatement après il y eut une terrible déflagration, accompagnée d'une vibration du sol qui fit trembler le bâtiment, comme si celui-ci avait été heurté par une énorme grume ou un rocher. La déflagration fut suivie d'une autre, tout aussi puissante, puis d'une troisième. Dans l'intervalle entre la première et la seconde un grondement souterrain se fit entendre, comme si une dizaine de trains passaient ensemble sur la même voie. Ensuite, quelque chose qui ressemblait à un tir d'artillerie résonna pendant 5 à 6 minutes ; 50 à 60 coups se succédant rapidement à cadence pratiquement régulière, les derniers coups faiblissant progressivement. Une minute et demi à deux minutes après la fin du «tir», on entendit six coups successifs, comme des coups de canon, lointains mais clairement audibles et accompagnés de vibrations du sol... 

Les gigantesques sphères de plasma s'étaient abattues sur les fragments de météorite, libérant une quantité colossale d'énergie pour détruire toute la matière de l'envahisseur cosmique. Considérant la probabilité que la rupture de la météorite ait dû la fragmenter en de nombreux petits morceaux, nous fûmes amenés à conclure que la charge électromagnétique des «exterminatrices» possédait une propriété particulière. Le vecteur du champ magnétique d'une terminatrice aurait agglutinés par attraction tous les fragments et les aurait ensuite détruits dans l'explosion suivante.

Il est possible qu'à hauteur de la zone de Shishkov (1) ou de Kulik (2), deux gros fragments, détachés de la météorite par le premier impact, aient été projetés à 100 km à droite de la trajectoire (4 et 5) [voir graphiques en bas de page] où ils auraient été rattrapés par des «exterminatrices» et littéralement réduits en poussière. L'énergie des «exterminatrices» était telle que, outre les radiations électromagnétiques vers la terre elles émettaient aussi de puissantes décharges électriques (comme la foudre).
http://voltair.free.fr/tunguska/tunguska13.jpgDirections des troncs d'arbres couchés à l'épicentre de l'explosion.


Voyons les témoignages. Le matin du 30 juin, les frères Chuchancha et Chekaren, du clan des Shaniagir, dormaient sous leur tente qui avait été plantée au bord de la rivière Avarkitty. Ils furent réveillés par de puissantes secousses et le bruyant sifflement du vent :

"Chekaren et moi sortîmes de nos sacs de couchage et fûmes sur le point de ramper hors de la tente lorsqu'il y eut soudain un violent coup de tonnerre. Ce fut le premier. Le sol commença à sursauter et a trembler et une rafale de vent balaya notre tente... J'assistai alors à un spectacle terrible : les troncs d'arbres tombaient, les aiguilles de pins brûlaient, les broussailles flambaient ainsi que la mousse à renne. Il y avait de la fumée partout, nous avions mal aux yeux. Il faisait terriblement chaud, assez pour en mourir. Soudain, au-dessus de la colline où la forêt était déjà tombée, la lumière devint intense et... comme si un autre Soleil était apparu... cela faisait mal aux yeux, je les fermai. Un énorme coup de tonnerre suivit immédiatement. Ce fut le second. C'était une matinée ensoleillée, sans nuage. Notre Soleil brillait, comme d'habitude, et voici qu'il y en avait un deuxième !  Alors nous vîmes, apparemment en altitude et dans une direction différente, un autre éclair et une forte détonation. Le vent nous saisit, nous jeta au sol et secoua les troncs abattus.

Nous observâmes les arbres qui tombaient, vîmes leurs têtes se briser et prendre feu. Chekaren me cria: «regarde là-haut» et pointa du doigt. Je vis un éclair, il jaillit encore dans un grand coup de tonnerre. Mais ce coup fut un peu moins fort qu'avant. C'était le quatrième, cette fois comme un tonnerre normal...

Il me revient aujourd'hui qu'il y en eut un cinquième, beaucoup plus faible, amorti et lointain."

Plus tard, les chercheurs découvrirent un nombre croissant d'arbres foudroyés à mesure qu'ils approchaient de l'épicentre où c'était le cas pour 80% d'entre eux. Ceci se trouve confirmé par les scientifiques de Novosibirsk qui démontrèrent que les arbres avaient été déracinés par un souffle radial (en étoile). Ils conclurent que l'objet qui avait éclaté ne devait avoir que quelques dizaines de mètres de diamètre et que des explosions subséquentes avaient brouillé la trace du souffle radial initial.

Des spécialistes ont affirmé que les décharges électriques avaient déchiré l'air pendant 2 à 15 minutes, donnant l'impression auditive d'un tir d'artillerie, alors que pendant tout ce temps leur source demeurait au-dessus de l'épicentre et ne se déplaçait pas à grande vitesse. En d'autres termes, l'objet arriva, s'arrêta et marqua l'environnement sous-jacent de multiples façons : par des radiations, des distorsion temporelles, des mutations...

La plus grosse partie de la météorite du Tunguska fut détruite au-dessus du site de Kulik, mais un morceau échappa et franchit encore 120 km avant d'arriver au sol. La destruction méthodique de tout ce que contenait la météorite laisse à penser qu'elle charriait une sorte de bactérie ou de virus dangereux pour la vie sur Terre. C'est pourquoi une des «exterminatrices» plongea au sol et acheva les restes de la météorite, ce qui provoqua un important séisme. Le résultat fut un cratère de 200 m de diamètre par 20 m de profondeur, que l'on appela plus tard «le cratère de Voronov».

Dans une lettre du 28 juillet 1908, Vakulin, le chef du département postal de Nizhne-Ilimsk, rapporta :

"Le mardi 17 juin [30 juin], vers 08h00 (horloges non vérifiées), un nombre important d'habitants locaux disent avoir remarqué, vers le nord-ouest, une boule incandescente descendant d'est en ouest vers l'horizon et qui, en s'approchant du sol, se transforma en une colonne de feu puis disparut. Peu après, un nuage de fumée apparut montant de l'endroit de la chute.

Après quelques minutes, ils entendirent un grand bruit et des échos lointains, comme le tonnerre. Ils furent suivis de huit fortes détonations, comme des coups de canon. Le dernier coup, particulièrement puissant, s'accompagna d'un sifflement et provoqua un tremblement du sol et des bâtiments...

Certains témoins affirment que le bruit fit tomber des gens et que plusieurs perdirent connaissance pour ne revenir à eux que plusieurs jours plus tard. Le choc fit tomber des chevaux à genoux, mais ils ne prirent pas la fuite, ce qui indique qu'ils étaient figés de terreur. A certains endroits, le sol se fissura.

L'hypothèse selon laquelle la météorite transportait des micro-organismes dangereux est renforcée par l'observation qu'après sa destruction, l'Installation parcourut la surface de la Terre à la recherche de restants de matière météoritique. Les témoins abasourdis rapportèrent avoir vu des «exterminatrices» survoler la région de l'événement jusqu'au soir du 30 juin ! Ces sphères «exterminatrices», ou «météorites secondaires» ainsi qu'elles furent interprétées par certains chercheurs, furent observées par environ la moitié des témoins.

Vues satellites actuelles de ces trois zones :
1  site d'explosion dit de Shishkov
 http://maps.google.com/maps?ll=60.545126,103.696518&spn=0.168403,0.424004&t=k&hl=fr
2  site d'explosion dit de Kulik http://maps.google.com/maps?ll=60.959717,102.323890&spn=0.339440,0.824524&t=k&hl=fr
3  cratère Voronov  http://maps.google.com/maps?ll=61.293328,100.728149&spn=0.336510,0.824524&t=k&hl=fr

Traduction André Dufour

Par Valery Uvarov (copyright 2004)
Département N13 de l'Académie Nationale de Sécurité, St Pétersbourg, Russie.
E-mail : nas@homeuser.ru et departement13@mail.ru
Article paru dans Nexus édition française n°38 mai-juin 2005

Pour vous repérer durant la lecture :
Carte de Sibérie annotée (1Mo) les noms de lieux (en rouge ou gras dans l'article) y sont repérés. Cette carte s'ouvrira dans une fenètre indépendante.


Yves Herbo, S, F, H, - A suivre 04-2012 - up 08-2015