mercredi 21 octobre 2015

Nouvelles archéologiques aout 2012

Nouvelles archéologiques aout 2012 - up 10-2015



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Ensemble de quatre bifaces trouvés dans le niveau acheuléen, datant d'au moins 300 000 ans à Etricourt-Manancourt. © David Hérisson, Inrap



Belles campagnes archéologiques de  début été 2012 jusqu'à présent, avec des découvertes passionnantes :



France, Etricourt-Manancourt : 300 000 ans d’histoire mis au grand jour

Les archéologues de l’Inrap ont mit au grand jour plusieurs occupations préhistoriques, dont la plus ancienne remonte à 300 000 ans. Une découverte exceptionnelle qui nous informe sur les premiers peuplements européens.

À Etricourt, France, les signes des premières cultures européennes remontent à la surface. Pendant plusieurs mois, les équipes de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) se sont appliquées à fouiller les 17 hectares d’un site, qui a révélé des traces de nos ancêtres paléolithiques.

La chasse aux trésors débute en 2010. Sur prescription de l’État (Drac Picardie), l’emplacement du futur bassin de rétention du canal Seine-Nord Europe fait l’objet d’un diagnostic. Dès les premiers coups de pelle, un niveau paléolithique est mis en évidence. Deux ans plus tard, une fouille de 3200 m2 est conduite pendant 4 mois. Le chantier donne des résultats spectaculaires : le site dévoile cinq niveaux, qui s’échelonnent entre 300 000 et 80 000 ans.



Des couleurs, des climats

Trois grands cycles climatiques, dans lesquels se succèdent ères glaciaires et interglaciaires, ont pu être observés. Plus la couleur du sol est foncée, plus la période est liée à un épisode climatique chaud ou tempéré.

Dans le niveau archéologique le plus ancien (300 000 ans), des centaines de silex ont étés découverts. Parmi eux, des bifaces : outils phares de l’époque qui servaient très probablement à la découpe de la viande. Une étude tracéologique devra confirmer cette hypothèse dans les mois à venir. Quant aux restes organiques (os et bois) de ces civilisations lointaines , l’acidité des sols semble en avoir effacé les dernières traces …

L’étude complète du gisement pourrait permettre de découvrir de nouveaux éléments, qui aideraient à la reconstitution du mode de vie de ces hommes de Néandertal (probables). La fouille est en cours.




DES "MOMIES FRANKENSTEIN" PARMI LES DÉCOUVERTES DES ARCHÉOLOGUES



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Une équipe d'archéologues fouillant à South Uist en Ecosse ont mis au jour l'un des sites les plus parlant sur la façon dont l'homme vivait au néolithique.

Des chercheurs des universités de Southampton et Liverpool ont choisi un endroit à An Doirlinn pour comprendre comment vivaient nos ancêtres préhistoriques.





Le Dr Fraser Sturt, de l'Université de Southampton, a décrit le site comme étant probablement le meilleur sur lequel il n'ait jamais travaillé dans les îles britanniques.

L'équipe a déjà trouvé des poteries décorées, des silex et un couteau peut-être utilisé par les premiers colons sur l'île.

D'après Sturt: "C'est toujours difficile de rechercher ce qui est le plus ancien, sachant que quelqu'un pourrait trouver quelque chose d'encore plus âgé, mais, pour le moment, c'est notre meilleure estimation comme étant l'un des plus anciens sites. Il y a eu une série de sites contemporains fouillés par le passé, mais ce que nous sommes en mesure de faire aujourd'hui est d'ajouter plus de détails par le biais de nouvelles méthodes et d'y ajouter une meilleure connaissance de cette période."



Le site est proche de Cladh Hallan, où l'archéologue Mike Parker Pearson, de Sheffield, avait découvert deux corps momifiés vieux de 3000 ans en 2001.


L'étude, publiée récemment, a révélé que les deux "momies Frankenstein" avaient été assemblées avec des parties de corps de plusieurs cadavres.


Le Dr Sturt a ajouté: "Mike Parker Pearson et son équipe viennent de révéler que, plutôt que d'être enterrés seuls, les corps étaient retravaillés et composés de différentes personnes. Dans l'une des momies, il y a trois personnes différentes réunies de différentes manières: la mâchoire d'une personne, le bas des jambes, et un bras d'une autre. Cette forme de pratique est remarquable, nous n'aurions pas pu la découvrir si nous n'avions pas bénéficié des avancés des travaux sur l'ADN. "

Source
STV:"‘Frankenstein’ mummies among the discoveries by archaeological team"



UNE CHAMBRE FUNÉRAIRE SOUS LA PIERRE DE TREFAEL



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Le mégalithe de Trefael avait déjà fait l'objet d'un article l'année dernière en raison de nombreuses découvertes au cours de la saison de fouilles 2011 (Voir : Le mégalithe de Trefael livre de nouveaux secrets).


La saison 2012 semble encore plus prometteuse puisque les archéologues sont entrain d'exhumer et d'analyser des ossements humains trouvés sous le monument préhistorique récemment identifié comme un bouchon de site d'enfouissement.

La pierre de Trefael, dans le Pembrokeshire au Pays de Galles, était perçue simplement comme un des nombreux endroits liés à l'âge du bronze. Mais elle vient d'être reclassée après un sondage qui l'établi comme la pierre angulaire rituelle d'une chambre funéraire de l'âge de pierre.


L'étude a révélé que l'emplacement, près de Nevern, a été utilisé pour des inhumations rituelles pendant au moins 5500 ans

Une équipe d'archéologues de l'Université de Bristol a reçu la permission d'examiner les ossements humains trouvés dans la zone ainsi que des perles et des tessons de poterie.


L'importance de la pierre a été négligée depuis sa première apparition sur les cartes en 1889.


La première suggestion fut la bonne: en 1972, l'archéologue France Lynch pensait que la pierre pouvait être un dolmen ou une chambre funéraire.


Le Dr George Nash et ses collègues Thomas Wellicome et Adam Stanford de l'Université de Bristol y ont fait des fouilles Septembre 2010 et y sont retournés à nouveau l'an dernier.


Ainsi, en plus de déterrer des restes humains, des perles et des poteries, ils ont trouvé une ciste en pierre qui daterait de l'âge du Bronze.

Cette découverte indique que le site aurait été réutilisé comme lieu d'inhumation longtemps après que la chambre en pierre d'origine ait été construite.


Leurs résultats suggèrent qu'il pourrait s'agir du plus ancien site funéraire rituel du néolithique au Pays de Galles et l'un des plus anciens en Europe de l'Ouest.


Le Dr Nash dit qu'il connaissait les suppositions de Lynch en 1972 sur la pierre, mais qu'aucune enquête géophysique ou fouille n'avait été réalisée: "J'ai toujours eu cette intuition que cela pourrait être beaucoup plus grand. C'est extrêmement excitant. C'est l'un de ces découvertes que l'on ne fait qu'une fois dans une vie..."


La pierre est déjà connu pour un certain nombre de cupules ou de trous circulaires faits lors de cérémonies rituelles dans le Néolithique et à l'âge du bronze.

Les archéologues ont trouvé 30 nouvelles cupules de taille variable sur la pierre haute de 1,2 m.



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Un site de plus de 5000 ans.



Ils ont pu établir que le site était une chambre funéraire en pierre, construite à partir de rochers géants, et qu'il remonte à environ 3500 avant J.-C.. Il a ensuite été démantelé environ en 2.000 avant JC.


La pierre angulaire a été ensuite utilisé comme une pierre dressée, marqueur processionnel pointant vers le site de l'âge de bronze à proximité.

Les perles suggèrent que l'emplacement peut être associé à des sépultures, bien avant même la construction de la chambre funéraire; elles pourraient être liées à un site du Mésolithique à proximité datant de 10.000 ans.



L'équipe a été surprise de découvrir des artéfacts sur le site étant donné la nature acide du sol, des siècles d'agriculture et de la popularité de la zone auprès des gens qui cherchent à dénicher des trésors anciens depuis des générations.

D'après le Dr Nash: "ce que nous avons trouvé est extrêmement rare."



En septembre 2012, le Dr Nash et son équipe pourront retirer les os pour analyse.



Sources :


BULGARIE: UN SACRIFICE HUMAIN À OHODEN ?


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La saison archéologique dans la ville bulgare de Vratsa a commencé pendant l'été, et a été marquée par la découverte du squelette d'un enfant, provisoirement daté à 8000 ans avant notre ère. 


Il a été trouvé dans les ruines du sanctuaire du Dieu Soleil, près du village d'Ohoden. Les archéologues pensent qu'il pourrait s'agir d'un sacrifice humain. Si cela s'avère vrai, ce serait le premier cas en Bulgarie.


Le squelette date de la période néolithique et est le cinquième a être découvert dans un ancien mausolée. Cependant, contrairement aux quatre autres qui font face à la direction du lever du soleil, celui-ci fait face au soleil couchant.

Les scientifiques ont pris des mesures précises des positions des corps et celles-ci seront comparées à la position du soleil à l'équinoxe d'automne.


Lors d'une interview, l'archéologue Georgi Ganetsovski estime que l'analyse des résultats devrait fournir des informations précieuses sur la vie des premiers habitants de l'Europe.


Au cours des précédentes saisons archéologiques, des découvertes sur le site ont inclus des restes d'habitations, des lieux de sépulture, des squelettes humains, des crânes cornus et autres artéfacts, ce qui suggère que la zone était un lieu de culte pour le dieu Soleil.


Les fouilles archéologiques du village néolithique près d'Ohoden se poursuivront avec la numérisation 3D des ruines et la reconstruction artistique des habitats.


Le site est déjà devenu une attraction touristique où, à l'équinoxe d'automne 2011, l'épeautre (une variété de blé et un aliment de base dans le régime alimentaire des peuples du Néolithique et de l'âge du bronze) a été semé rituellement.

Cet été, il sera récolté avec des faucilles en pierre. Les touristes assisteront et participeront également à la construction d'une habitation néolithique avec des outils en pierre typiques de la période. 


Sources :


Du matériel lithique retrouvé à Campo Viejo, Veracruz



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Artefact trouvé à Oaxaca


Des fouilles de sauvetages entreprises par l'INAH ont permis de découvrir des vestiges préhispaniques dans un terrain situé à Mahuixtlan, près de Coatepec dans l'état de Veracruz.

D'après les premiers éléments retrouvés par une équipe d'archéologues présente sur le site depuis sept mois, ils pourraient de vestiges probablement liés au site voisin de Campo Viejo situé à 4 km de distance. L'archéologue en charge du projet, Luis Espinoza García, a indiqué que ce site avait connu une occupation importante à la charnière entre Préclassique récent et Classique Ancien.


Les fouilles ont notamment révélé la présence de murs formés de pierrees taillés datant de l'époque ancienne de Campo Viejo, entre 100 avant notre ère et 200 après Jésus Christ. Il est probablement que l'unité qui s'est développée à Mahuixtlan soit en fait un satellite de Campo Viejo.

D'autre part une offrande comptant pas moins de 70 pièces en obsidienne et un fragment de pendant d'oreilles a été retrouvé sur les restes carbonisés d'un animal ou d'un être humain. Les première analyses ont permis de tracer la provenance de ces lames : elles viennent du Cerro de las Navajas, situé à plusieurs centaines de kilomètres dans l'état d'Hidalgo.

Les restes d'un temazcal, orienté vers le volcan Pico de Orizabal, ont également été retrouvés. Cependant l'identification à une tradition culturelle reste impossible, quand bien la région ait été totonaca au moment du contact.


Pour en savoir plus sur cette découverte, nous vous invitons à lire le bulletin en espagnol disponible sur le site de l'INAH et à regarder la vidéo ci-jointe.








Une nouvelle pyramide découverte à El Zotz, Guatemala



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Tikal, voisine de El Zotz


Le portail scientifique anglophone Science Daily publie un billet sur les fouilles entreprises depuis 2009 par l'archéologue Stephen Houston et son équipe de la Brown University sur le site guatémaltèque d'El Zotz. La pyramide dite Temple du soleil nocturne fait l'objet de fouilles systématique depuis quelques années. Elle se trouve en haut d'un édifice d'importance : la Pyramide du Diable qui fut bâtie sur la tombe royale de Pa'Chan ("ciel fortifié").

Le Temple du Soleil nocturne semble avoir été érigé entre 350 et 400 de notre ère, soit le Classique moyen. Fouillé à 30 %, il a déjà révélé la présence de 8 masques de stuc hauts d' 1,50 m. Selon toute logique, il semblait y en avoir eu 14. Houston propose une hypothèse intéressante sur la présence de ses différents masques :


"Les stucs fournissent une vue sans précédent sur la façon dont les Mayas percevaient les cieux, pensaient le soleil et le soleil lui-même était greffé à l'identité des rois et des dynasties qui leur succèderaient".

Le fait que le Temple du Soleil Nocturne ait été recouvert d'une autre structure a garanti, comme fréquemment dans d'autres sites archéologiques mayas, la bonne conservation des masques et de leurs peintures. Mais cela complique et ralentit considérablement le dégagement de la structure. Dès 2009 les archéologues avaient trace des stucs dans un tunnel creusé par des pilleurs il y a plusieurs décennies.


Afin de restituer au mieux une image des stucs et du temple, Houston a sollicité le soutien du Center for Advanced Spatial Technologies, situé à l'University of Arkansas afin d'effectuer des prises de vue en trois dimensions. En y ajoutant les centaines de clichés pris au cours du dégagement du Temple du Soleil Nocturne, ils ont pu nous proposer, entre autres, ce relevé. La structure est entièrement couverte de peinture rouge et pouvait être facilement observable 30 kilomètres aux alentours du site. Les masques de stuc pourraient alors représenter différents états du soleil au long de son trajet diurne. La note publiée sur le site de la Brown University donne l'exemple d'un masque dirigé vers l'est avec différents traits de poissons. Au delà de son orientation vers le soleil levant, il pourrait faire allusion à la mer des Caraïbes située dans cette direction.


Des bandes célestes, contenant des représenations archaïques de Vénus et d'autres corps célestes. Houston rappelle à juste titre qu'au moment de la construction du temple, El Zotz et sa grande voisine Tikal connurent des contacts avec des groupes originaires du centre du Mexique actuel, et particulièrement de Teotihuacan.

Toujours selon l'archéologue américain, les Mayas considéraient leurs temples comme des êtres vivants. La mutilation volontaire des nez, des bouches et des glyphes figurant sur le diadème de chaque masque pourrait signifier sa mise à mort rituelle avant une nouvelle phase de construction.

Dans une vidéo hébergée sur le site de la Brown University, Houston revient sur cette belle découverte :






La nouvelle a trouvé notamment écho sur le site du quotidien français Le Monde, au moins dans sa version électronique : on peut y lire un article succinct sur la découverte faite non par Stephen Houston mais par Thomas Garrison, professeur à la South California University. Il faudrait donc que les médias se mettent d'accord entre eux et que l'article soit un peu plus poussé : la présentation est générale et très incomplète, ne donne pas vraiment une explication du contexte de cette découverte.

Source : http://mexiqueancien.blogspot.fr/2012/07/une-nouvelle-pyramide-decouverte-el.html



Yves Herbo, S,F,H, 02-08-2012, up 10-2015.

mardi 20 octobre 2015

OVNIs : Matin OVNI dans le monde du 18-10-2015

OVNIs : Matin OVNI dans le monde du 18-10-2015

Gillest

Matin OVNI dans le monde du 18-10-2015 d'ODH TV est réalisée et vous est présentée par Gilles Thomas.



Au programme de cette nouvelle édition :

Actualité Ovni dans le monde récente et interview de Franck Maurin, auteur du livre Les mystères du phénomène ovni et de Christian Comtesse, président de l'association Les repas ufologiques.



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L'émission est en collaboration avec :





http://reub.e-monsite.com/





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Yves Herbo Relai-Sciences, F, Histoires, 20-10-2015

lundi 19 octobre 2015

Une étrange grotte dans le Caucase Russe

Une étrange grotte dans le Caucase Russe



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Il n'y a pas si longtemps, dans les montagnes de Kabardino-Balkarie, dans la vallée de Baksan, a été découverte une grotte étrange. Pendant une courte période, des amateurs comme des spécialistes du monde entier sont venus étudier la cavité. Il s'est avéré que c'est une immense grotte, de plus de 70 à 80 mètres de profondeur, dont les parois sont faites de mégalithes parfaitement taillés ! Les photos et vidéos sont parfaitement cohérentes avec cette affirmation et cet article est la compilation de plusieurs petits articles ou brèves publiées dans la presse russe et certains sites, un point ayant été fait en 2012 (voir en bas les liens des sources).



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Voici un montage de plusieurs photos vous montrant le panorama des lieux


" Dans les montagnes de la Kabardino-Balkarie, sur l'un des sommets se situant dans les environs du village de Zayukovo, près de Baksan a été découverte une mine mystérieuse. Sa longueur est d'environ 80 mètres, elle est constituée de plusieurs parties, comme des paliers ou des transitions dans la descente, comme montré dans les photos. Elle a été étudiée par des gens de la région, Maria et Victor Kotljarova, qui ont également trouvé des croix gammées sculptées dans les montagnes. Bien que les membres de la division "Edelweiss" de Hitler, qui étaient dans le Caucase en 1942, n'aient pas atteint ce sommet. Il est possible que ces croix gammées aient été gravées par le personnel de l'organisation nazie "Ahnenerbe", engagée dans l'occulte. Mais il est possible aussi que ces croix datent de plusieurs milliers d'années, cette région du Caucase ayant probablement été occupée ou traversée par les peuples aryens qui ont à l'origine créé la croix gammée, qui était alors un symbole dédié à un dieu de paix et d'amour...


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« Nous savons que pendant la guerre en Kabardino-Balkarie, la mystérieuse organisation SS " Ahnenerbe " (" Patrimoine Ancestral "), a visité la région - a déclaré Victor Kotljarov. Selon le projet secret de Hitler, elle avait été à la recherche du Saint Graal, et une légende dit qu'elle l'aurait (trouvé ou caché) dans une grotte d'une montagne du Caucase ".



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Il s'agit ici d'une vallée disposée sur la droite de la première grosse chaine de montagne située au nord sur cette carte et qui va de la Mer Noire à la Mer Caspienne, comme un barrage compliquant les migrations locales.


Selon les chercheurs, la grotte découverte est unique parmi les systèmes de cavités similaires - apparemment, elle est faite entièrement par l'homme (comme une mine donc). L'ouverture de la mine sur le dessus de la montagne - prévue par deux dalles de pierre solides établies en parallèle avec les parois latérales, a été cachée par des petites pierres. Ensuite, il y a quelques galeries, menant à une immense salle souterraine de 36 mètres. L'un de ses murs et le sommet sont soigneusement polis.



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L'endroit de la grotte, Baskan est à sa droite


Kotljarov pense que la mine possède un système de ventilation, comme en témoigne son étroitesse et le flux constant d'air frais. Les géologues, y compris les étrangers, sont inclinés à penser à une origine synthétique - parce que les blocs sont de forme rectangulaire, qu'il y a la présence d'une matière dans les jointures entre eux et qu'il y a une absence de fractures obliques, caractéristiques du tuf naturel.





" Dans ce cas, il y a des milliers d'années, lors de la construction de ces merveilles de l'inconnu, il a été utilisé une technologie de taillage, de livraison et d'installation de blocs de pierre ", a déclaré Victor Kotljarov.


Les chercheurs ont l'intention d'étudier plus soigneusement la découverte et espèrent que la construction prévue de stations de ski dans la région suscitera un intérêt dans la découverte des deux scientifiques et aussi des touristes. Selon le projet du pôle du tourisme du Caucase du Nord en 2011-2020 dans le sud de la Russie, il est prévu la construction de cinq nouveaux centres de villégiature de classe mondiale, pour le ski, y compris sur le Bezengi Elbrouz (l'un des plus hauts sommets), en Kabardino-Balkarie. "



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" Le spéléologue Arthur Zhemukhova de Kabardino-Balkarie a un passe-temps hors du commun : il est à la recherche de lieux sacrés, éparpillés sur les montagnes et les gorges, avec sa propre méthodologie qui tient compte de la disposition des étoiles dans les constellations et qui contient des calculs mathématiques. Voilà comment Arthur a trouvé le trou mystérieux dans Baksan Gorge, recouvert de pierres. Et sous lui - une étonnante grotte, qui est probablement une partie d'une ville souterraine. En Septembre 2012, pour la troisième fois, une expédition l'a visité, avec l'Association de Recherche publique "Kosmopoisk."



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Sans compétences en escalade, entrer dans la grotte est presque impossible. Vous devez d'abord vous faufiler dans un trou de la taille de 40 à 120 cm, puis descendre en rappel  par un axe vertical étroit. Il est formé par deux dalles parallèles. Après 9 mètres - le premier «genou» : le trou disparaît car il y a un décalage, un palier et cela descend  à nouveau immédiatement. Ici vous allez découvrir le silence absolu - aucun son de l'extérieur ne passe. Une autre descente de 23 mètres de profondeur - et un nouveau «genou». Pour atteindre le fond de la grotte, vous avez besoin pour couvrir plus de 80 mètres, et il vous faudra une heure. D'autre part, après le passage du "goulet d'étranglement", vous vous retrouverez dans une grande salle, que les chercheurs appellent le "pot".



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" La première chose qui attire votre attention - les murs de la mine sont clairement artificiels, dit Vadim Chernobrov, coordinateur de l'association "Kosmopoisk". Ils sont faits de blocs de pierre lisse, soigneusement polis comme les blocs des pyramides des égyptiens et d'environ la même taille. Il est facile de calculer que chaque " Pierre " pèse environ 200 tonnes. Et comme il est impossible de poser naturellement une telle construction, il est clair que cela a été fait par l'homme, je n'en doute pas. "



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Cette opinion est partagée Kotljarov Victor, un historien local et ethnographe, « Quand nous avons montré des photos aux géologues miniers, y compris les étrangers, la plupart d'entre eux étaient enclins à ce que son origine soit artificielle. En tout cas, ils étaient tous unis dans le fait que cela n'a jamais été vu nulle part, pas d'analogies dans le monde ! "



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Et puis les spéléologues ont découvert une colonne "flottante" : un mégalithe est fixé à la paroi sur un seul bord, c'est la raison pour laquelle il semble être suspendu dans l'air. Malheureusement, aucune trace de présence humaine ou de restes organiques n'a été trouvé dans la grotte. Cependant, Vadim Chernobrov n'en est pas surpris. Il est convaincu que cette installation n'indique pas à une habitation. Il y avait d'autres problèmes à son sujet.



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Dès le moment où le public a appris l'existence de la mine mystérieuse à Baksan Valley, l'absence de raisons à sa présence n'a pas aidé. On a supposé que c'était le lieu de sépulture pour l'évacuation des animaux infectés, un entrepôt ancien pour le stockage de la nourriture, la maison des Aryens, une fortification, l'antre du Bigfoot... Certains des chercheurs descendu dans la mine ont entendu hurler, des bruits et même un murmure, qui, si on les écoute, peut être considéré comme une langue inconnue ancienne. Mais il ne reste aucune trace et, encore une fois, rien n'a été trouvé. Et toutes ces hypothèses sont repoussées. Mais dans cette sorte de donjon bourré de passages étroits, il y a un système de soufflerie, qui doit encore engranger des débris. Les spéléologues locaux ont déjà obtenu l'équipement électrique afin de poursuivre les travaux l'été prochain.



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Chernobrov partage ses suppositions : « Il y a peut-être eu des hommes ou d'autres créatures vivant dans ce bâtiment. On peut convenir de cette analogie : Nous n'avons pas une maison, mais une usine... par exemple, nous sommes descendus dans la cheminée de l'usine, puis dans la chambre de combustion et sommes maintenant en train d'essayer de comprendre où étaient assis les gens ici ? Et ils ne sont pas là du tout, et ne siègent pas ! Et ils ne le devraient pas. Selon notre version, cette grotte - cette construction technique, a servi comme une sorte d'amplificateur de transducteurs d'un résonateur et de radiations (ondes) d'une nature inconnue. Son âge - environ 5 mille ans. Par la taille et sa fonctionnalité, la grotte de la vallée de Baksan est comparable à la Grande Pyramide d'Egypte, que de nombreux scientifiques croient aussi être un émetteur d'ondes ou émetteur d'énergie. "



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Très probablement, les chercheurs pensent que cet objet n'était pas souterrain à l'origine. Il était situé sur la surface, étant fixé sur le côté de la montagne. Cela explique pourquoi l'un des murs de la chambre, du «pot» est rugueux, bosselé (un fragment de la pierre naturelle), et l'autre - une surface lisse, polie (ce sont des constructeurs inconnus qui l'ont érigés). Pendant des milliers d'années, cette gigantesque structure a été recouverte de terre, de sable et de fragments de roche, jusque par-dessus les arbres. Et les blocs de pierre, qui étaient autrefois situés à l'extérieur de la montagne, se sont retrouvés à l'intérieur d'elle. Par ailleurs, rappelez-vous de la même chose au sujet de la pyramide de Chéops. Elle était une "merveille du monde" déjà, mais personne n'avait fait attention que le Sphinx couché à côté d'elle, avait été enterré sous le sable, jusqu'à ce que les archéologues le remette au jour et redécouvrent sa splendeur...



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Les chercheurs sont enclins à croire que la construction de forme inhabituelle, conservée dans la roche, pourrait faire partie d'une structure globale - des villes souterraines, des grottes et tunnels, selon les légendes du Caucase du Nord, qui sont transmises de génération en génération. Près de la bouche menant à la profondeur de 80 mètres, on a trouvé deux autres entrées de la grotte. Les calculs montrent que, si elles se prolongent, en examinant les restes, elles relient les galeries ensembles et amènent toutes à la même grotte mystérieuse où vous pouvez entendre un murmure, comme une langue inconnue ancienne...



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Voici un schéma complet de la grotte mystérieuse. Au fond, il y a une montagne de débris tombés du sommet et qui se sont accumulés sous l'ouverture du haut. Il existe des petits conduits ou goulots tout en bas (3 visibles), qui n'ont pu être explorés à ce jour. Les sons entendus proviennent peut-être de ces sortes de siphons...


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Une reconstitution en 3D de la réelle apparence de la grotte gigantesque... de quoi s'agit-il ?




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Vous l'avez certainement deviné, l'hypothèse d'un énorme réservoir ou appareillage technologique inconnu (très ancien (+ 5000 ans) ou relativement récent (nazi) ?) destiné à lancer une fusée spatiale ou un gros missile est ici avancée... 



Il ne semble pas y avoir d'archives concernant de gros travaux nazis dans la région, ni d'ailleurs des autorités soviétiques de l'ancienne période, avant l'indépendance de cette région... cette sorte de gigantesque usine souterraine (ou ayant été ensevelie volontairement ou non) rejoint par contre les légendes nombreuses du Caucase du Nord au sujet de longs souterrains joignant plusieurs régions éloignées, de vieux tumulus et mégalithes (jusqu'en Ukraine) datant des Scythes et d'autres peuples, mais aussi au sujet de mystérieux cratères et cavités découverts encore de nos jours... comme le cratère Patomsky par exemple dont je parle ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/le-mysterieux-cratere-patomsky-en-russie.html


Notons aussi que certains chercheurs ont mentionné la possibilité d'une ancienne base "Atlante" abandonnée ou même d'extra-terrestres, d'ovni, et aussi d'annunakis ou de dieux védiques de l'Inde antique... aucune explication n'ayant été trouvée jusqu'à présent au sujet de cette mystérieuse structure souterraine, les spéculations sont larges (mais rarement fondées) pour tous ceux qui n'ont pas l'esprit très étroit !


Et en faisant d'autres recherches sur ce sujet précis, je suis tombé sur d'autres sources, issues également de l'Association Kospopoisk, qui est une grosse association russe existant depuis 1980 au moins, et qui traite souvent de sujets comme l'ufologie, les cercles de cultures et l'archéologie mystérieuse... :


" Le 20 Juillet 2012, 18 personnes, dans le cadre de l'expédition Trans-Eurasie, ont participé à l'étude et la recherche des grands cratères à 80 km au nord du centre du district Mogocha, dans la forêt de la taïga, loin de tous types de routes.

La première étape était l'examen du cratère "Itakinsky-1" (nom provisoire), qui a été montré à Kosmopoisk par S.Grikov, un chasseur local, et qui, à son tour a parlé d'un cratère d'étrange dans la forêt, découvert par son père. Une enquête exhaustive longue voulait révéler que le cratère avait comme origine un impact (une bombe ?), mais dans ce cas, selon le géologue de l'enquête, c'était une explosion souterraine. Ils ont abattu un arbre pour déterminer le moment de l'explosion grâce à ses anneaux et il a été découvert qu'elle avait eu lieu vers le début du 20ème siècle (1906 ... 1908, au plus tard - un rapport avec l'explosion en Tunguska ?). La structure du cratère, avec un axe circulaire haut, ressemblait fortement au cratère de Patomsky (sauf pour la partie centrale, sévèrement dégradée à la suite de l'exposition à l'érosion de l'eau). Un autre cratère, malheureusement, a été détruit par des bulldozers avant l'arrivée de l'expédition... "



Mogocha cratere itakinsky 1

Puis un autre chasseur local a décidé de montrer un nouveau cratère, qui avait été aperçu le mois précédent à partir d'un hélicoptère. Il fallait prévoir "quelques heures" en plus pour le rechercher car il fallait déjà 1,5 jour à pied à travers la forêt avec 2 escortes. Le nouveau cratère, "Itakinsky-4" était similaire au "Itakinskim-1" et au "Patom" . D'un âge d'environ un siècle. Il y avait des arbres au sommet qui était à une hauteur de 40 mètres au-dessus de rochers de pierres concassées et son diamètre était d'environ 50 mètres. La partie centrale du cratère était remplie par un lac oval de 11 à 15 m, d'une profondeur d'au moins 6 m. Certaines roches (des gros blocs de roches de 30-40 m) ont été projetées, probablement par une explosion souterraine à 5-15 mètres ou plus. Il n'y a pas de routes dans la région du cratère, et il n'y en a jamais eu, de sorte que la possibilité d'une explosion nucléaire souterraine a été rejetée. Des mesures instrumentales ont été faites, des échantillons prélevés pour la recherche.



Mogocha cratere itakinskih4 b


Le crater "Itakinsky-4" dans la zone de la forêt du Territoire Mogochinsky Trans-Baïkal. Pour le trouver, il a fallut 1,5 jour à pied à travers la forêt avec un chasseur local, S.Grikovym, qui l'a d'abord remarqué.


Mogocha cratere itakinskih4


Apparence des trois catères de Itakinsky, que nous a montré le chasseur local Sergei Grikov. Malheureusement, deux petit cratère ont été détruits il y a quelques années par des bulldozers de bûcherons.



Mogocha cratere itakinskih4 c

Apparence du quatrième cratère Itakinsky-4, montré par le chasseur local Sergei Grikov, qui l'a vu par hélicoptère juste avant.



Sources : http://survincity.com/2012/07/megalithic-cave-in-kabardino-balkaria/

http://kosmopoisk.org/

http://vk.com/v.chernobrov



Yves Herbo traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 16, 17-10-2015

dimanche 18 octobre 2015

La momie de Nefertiti toujours cachée à Louxor ?

La momie de Nefertiti toujours cachée à Louxor ?



Nefertiti drawing

Nefertiti (Musée de Berlin)



La Reine à la beauté légendaire, Nefertiti, épouse du pharaon "hérétique" Akhenaton (également nommé Amenhotep IV (Aménophis IV en grec)), qui réussit l'exploit de convertir provisoirement l'Egypte antique au monothéisme en imposant un culte unique à Aton, Dieu du Soleil, exerça avec son mari un important rôle politique et religieux pendant plus de vingt ans (estimés) entre -1355 et -1337 avant Jésus-Christ. Autant il semble bien que la dépouille du roi Akhenaton ait bien été découverte (avec une identification génétique probable récemment, en 2010), autant la momie de la reine Nefertiti n'a jamais été trouvée et clairement identifiée (certains chercheurs pensent qu'il s'agit de la momie identifiée comme étant la " Younger Lady")...

C'est un archéologue britannique, Nicholas Reeves, qui a reçu en septembre l'autorisation officielle de la part des autorités égyptiennes de procéder à des fouilles à Louxor, dans la Vallée des Rois, pour vérifier sa théorie. Cette dernière repose sur certaines réalités historiques, même si la fin du règne du pharaon Akhenaton est très sombre et peu documentée. Car le décès d'Akhenaton est entouré de mystère. On ne sait ni quand ni les raisons de son décès, ses successeurs ayant tout fait pour effacer les traces du roi hérétique (avec martelage de son nom, destruction et mutilation de son sarcophage). Tout au plus peut-on dater de l’an XVII ou XVIII de son règne la dernière inscription qui le mentionne clairement. Certains chercheurs suggèrent également que l'éclipse totale de soleil du 14 mai 1337 av. J.-C. pourrait être concomitante avec sa mort. Des études récentes de son squelette (ou de celui qui lui est attribué) avancent l'hypothèse qu'il était atteint d'un trouble métabolique portant le nom de homocystinurie, les conséquences de cette maladie pouvant expliquer sa mort (assez jeune car il était monté sur le trône vers ses 16 ans).

Smenkhkarê, gendre et successeur d’Akhenaton après une probable corégence, meurt aussi mystérieusement à la fin d'un règne éphémère. Le pouvoir revient alors au fils cadet d'Akhenaton, alors âgé de 9 ans : Toutânkhaton, qui a épousé Ankhésenpaaton, la troisième fille d’Akhenaton. Avec la disparition d'Akhenaton s'éteint immédiatement le culte exclusif d'Aton. Au bout de trois ans, Toutânkhaton quitte Amarna, capitale de son père ; il adopte le nom de Toutânkhamon, restaure le culte des dieux traditionnels et rétablit le clergé dans les biens dont l’avait dépouillé le " l'hérétique Akhétaton ".

La tombe officielle d'Akhenaton a été aménagée dans la nécropole royale d'Amarna, sa nouvelle capitale. Découverte par des fellah à la fin du 18ème siècle, puis redécouverte en 1891, la tombe fut fouillée par Howard Carter en 1892, qui en releva les décors des parois accessibles pour le compte de l'Egyptian Exploration Fund. De 1893 à 1894, le tombeau a été fouillé par Alexandre Barsanti pour le compte du Service des antiquités égyptiennes, et dégagé des gravats qui l'encombraient, révélant son plan et découvrant les restes du sarcophage externe du roi ainsi que de son coffre à canopes et de nombreux fragments d'oushebtis au nom du roi, brisés en petits morceaux... L'ensemble de ces indices démontre que dans un premier temps, le roi a bien été inhumé dans la tombe qu'il s'était fait aménager dans sa nouvelle capitale. Après le retour à l'orthodoxie religieuse et (probablement) d'un premier pillage de la nécropole royale, le corps du roi a été déplacé et inhumé dans la tombe de sa mère dans la vallée des rois.



Pharaoh akhenaten

Buste d'Akhenaton, musée égyptien du Caire.


En 1907, Davis et Ayrton fouillant dans la vallée des rois, mettent au jour la tombe KV55 qui contenait plusieurs restes de viatiques funéraires royaux de la fin de la XVIIIe dynastie, dont un grand sarcophage en bois doré dont les cartouches royaux ont été martelés, effaçant à jamais le nom de son propriétaire, et dont le visage en or a été arraché, défigurant la tête du sarcophage. Plusieurs autres objets portaient également des cartouches qui avaient été systématiquement effacés, signe caractéristique de la damnatio memoriae subie par les souverains amarniens au cours de la XIXe dynastie.

Le sarcophage contenait encore une momie réduite à l'état de squelette qui n'a pas été immédiatement identifiée. Des examens récents de ce squelette ont été menés de 2005 à 2009 par une équipe égyptienne dirigée par Zahi Hawass, permettant finalement par des analyses ADN de démontrer que ce corps était bien celui d'un fils d'Amenhotep III et de la reine Tiyi. Ces résultats révélés le 17 février 2010 à la presse et associés aux objets déjà découverts dans la tombe au nom d'Akhenaton, permettent de confirmer l'hypothèse qu'il s'agit bien des restes du roi.

Akhenaton a bien été momifié et a reçu une sépulture officielle dans la nécropole royale de sa capitale. Après avoir reposé une brève période dans son tombeau royal en Amarna, il a été déplacé avec les restes de son équipement funéraire dans la vallée des rois dans la KV55, probablement sous le règne de son fils Toutânkhamon.

Après le règne de ce dernier, la tombe a été ouverte et les objets aux noms du roi ont été délibérément saccagés. C'est à ce moment-là que le sarcophage royal a été abîmé et probablement ouvert afin de dépouiller la momie du roi des ultimes reliques permettant d'identifier son propriétaire, condamnation posthume à l'oubli et surtout interdiction de tout espoir de renaissance dans l'au-delà, ce qui représentait pour les Égyptiens la pire des punitions. Puis la tombe a été refermée et scellée à nouveau. La présence de ces sceaux sur le mur bloquant l'accès à la tombe indique que cet acte de désécration a donc été réalisé par ordre officiel et non par des pillards. Cet acte vient clore la campagne de damnatio memoriae qui a débuté sous le règne d'Horemheb et s'est achevée sous les premiers pharaons de la XIXe dynastie. Yves Herbo : notons tout de même qu'il y a une certaine contradiction ici avec le rapport officiel sur l'attribution du squelette à Akhenaton, qui mentionnerait et associerait donc des objets au nom du roi, découverts dans la tombe : pourquoi aurait-on martelé et effacé le nom du pharaon, ouvert et saccagé son sarcophage... si c'est pour y laisser des objets portant le nom qui a été effacé ? !... 



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Nefertiti (Musée de Berlin)


Mais tout ceci nous ramène à la Reine Nefertiti, qui n'était finalement pas la mère de Toutânkhamon, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, de récente études de l'ADN de ce dernier prouvant qu'il était bien le fils d'Akhenaton, mais aussi celui d'une des sœurs de son père, dont l'identité n'est pas clairement établie (surnommée Younger Lady actuellement). L'épouse royale est finalement encore plus mystérieuse que son célèbre mari hérétique. En effet, L'origine de Néfertiti est incertaine. Même la date de son mariage et de sa montée sur le trône ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque. 

En l’an treize (ou quatorze ?) du règne d’Akhenaton (vers -1336 ?), Mérytaton remplaça sa mère comme grande épouse royale dans les cérémonies officielles, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne. Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Mérytaton. Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà décédée à cette date, d’après une hypothèse, de mort violente. Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Pour compliquer cette énigme, des sceaux de jarre à vin avec son nom qui porteraient comme indication : « l'an I de Néfertiti » ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l'actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu'elle y vécut à la fin du règne de son époux voire qu'elle régna après lui.

La disparition de Néfertiti coïncide avec l'apparition d'un nouveau personnage nommé au titre de corégent au nom de Ânkh-Khéperourê Néfernéférouaton. Plusieurs chatons de bague inscrits, trouvés par Sir William Matthew Flinders Petrie à Amarna, montrent que ce nouveau personnage est une femme puisque la forme attestée est Ânkh(t)Khéperourê. Manéthon, dans sa liste royale, évoque une « femme roi » à la fin de la XVIIIe dynastie qu'il nomme Acenchêrês (ou Akenkheres ou Achencherês) qui serait une mauvaise transcription d'Ânkh-Khéperourê. Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. C'est sur ce postulat que des spécialistes y ont vu la certitude qu'il s'agissait de Néfertiti. Cependant l'identité de cette Ânkh(t)Khéperourê a été très discutée.

Après le court règne du successeur d'Akhenaton, c'est un jeune garçon d’une dizaine d'années qui monte sur le trône, Toutânkhaton, époux de la princesse royale Ânkhésenpaaton. Une nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l'histoire-fiction, car aucun document ne l'étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopte le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhenaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonne Akhetaton, la ville d’Aton, et revient à Thèbes...

Autre étrangeté concernant la famille Akhenaton : D'après l'étude de Zahi Hawass et ses collègues publiée en 2010, Akhénaton et sa lignée patrilinéaire appartiendraient à l'haplogroupe du chromosome YR1b1a2, qui est surtout présent en Europe de l'Ouest et rare en Égypte (moins de 1 % des Égyptiens modernes appartiennent à ce clade). Il semblerait donc, que les Européens de l'Ouest aient les mêmes ancêtres, en ligne paternelle directe, que la famille royale de la XVIIIe dynastie égyptienne. Toutefois les résultats concernant le chromosome Y n'ont pas été révélés par l'étude de Zahi Hawass et ses collègues et, selon Carsten Pusch, un des généticiens ayant participé à l'étude, ce qu'affirme la société iGENEA est « simplement impossible »...  le débat a toujours lieu et d'autres tests génétiques sont à prévoir !



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Le célèbre masque funéraire en or de Toutankhamon - (musée égyptien du Caire).​


Suite à toutes ces conjectures et hypothèses, Nicholas Reeves propose que la momie de la Reine, possible régnante officielle pendant un an après le décès d'Akhenaton ou même officieuse pendant trois ans, ait pu d'abord reposer dans une chambre funéraire disposée au même endroit que celle de son successeur Toutankhamon, et que le décès de celui-ci (qui est mort jeune également) l'ait déplacée dans une chambre cachée au-delà de la chambre funéraire officielle du pharaon. En effet, début octobre 2015, de retour de trois jours d'exploration dans la Vallée des Rois, Nicholas Reeves a exposé au Caire son audacieuse théorie : des lignes sur les murs de la chambre funéraire de Toutankhamon, visibles seulement grâce à des scanners, démontrent qu'il existe deux portes dissimulées. Il y aurait donc deux chambres dissimulées d'après la conférence du 1er octobre 2015 à laquelle participait également le Ministre égyptien des Antiquités.

" Le tombeau de Toutankhamon au siècle dernier fut la plus grande découverte culturelle en Egypte dans l'histoire de l'Humanité. Si l'on y trouve aujourd'hui autre chose, ce sera la plus importante découverte du XXIe siècle", s'est enthousiasmé le nouveau ministre égyptien des Antiquités, Mr Mamdouh al Damati, lors de la conférence. Mais le ministre penche plutôt pour la découverte de la momie de Kiya, une épouse secondaire du pharaon Akhenaton, ou celle de sa fille, Mérytaton.

Les deux hommes s'accordent néanmoins sur un point : dans un mois, espèrent-ils, des radars sophistiqués vont sans doute révéler l'existence d'une autre chambre funéraire, au cœur du tombeau de Toutankhamon, dont la mise au jour, le 4 novembre 1922, avait été la "découverte du XXe siècle". Les spécialistes pensent donc que ces deux portes donneraient sur une vaste chambre funéraire, parallèle à celle du jeune roi Toutankhamon... mais qu'en pense notre ami Albert Fagioli qui, suite à la demande de ses lecteurs, a procédé à son habituelle recherche de radiesthésiste à distance, ne pouvant se rendre de par lui-même sur les lieux ?



Tombeautoutankhamon nefertiti


C'est donc à l'aide d'un plan de ce fameux tombeau de Toutankhamon qu'il fit ses recherches sur d'éventuelles salles inédites... Et d'après son impression générale et les indications de ses instruments, il y aurait bien deux salles inédites sur le côté droit de la salle du tombeau de Toutankhamon. (Symétrie par rapport à l'une des salles aux trésors).

Mais selon Mr Fagioli, il n’y aurait pas de tombeau dans ces deux chambres. Seulement un trésor, probablement archéologique.

On attend avec impatience de voir les résultats du radar de sol que le professeur Nicholas Reeves devrait pouvoir passer début novembre dans les directions indiquées par les premiers scanners. Et voir si cela correspond aux travaux à distance de Mr Fagioli.

Pour rappel, on espère toujours également une invitation que Mr Fagioli avait demandé auprès du Ministre des Antiquités Égyptiennes depuis presque 2 ans (mais celui-ci a changé depuis)... Pour confirmer des salles souterraines sous le Sphinx, des salles souterraines sous le Temple de Karnak et surtout la présence de 4 nouveaux tombeaux dans la Vallée des Rois, dont l'un aurait un long corridor de plus de 100 mètres

Dans l'un de ces quatre tombeaux, il pourrait bien y avoir celui de Néfertiti et d'un autre célèbre pharaon. 

Yves Herbo : quoiqu'il en soit, nous devrions en savoir plus courant novembre 2015, il y aura donc éventuellement une Mise à Jour de cet article...









Sources : http://www.francetvinfo.fr/sciences/archeologie/video-tombeau-de-nefertiti-l-egypte-reve-de-la-plus-importante-decouverte-du-xxie-siecle_1111101.html





Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires.com, 15, 18-10-2015